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Marcel Déat (1894 - 1955)



Homme politique né à Guérigny (Nièvre) le 7 mars 1894.

Issu d'un milieu modeste, républicain et patriote, Marcel Déat fait des études brillantes, puis entre en 1914 à l'école Normale après avoir été l'élève d'Alain, de son vrai nom Emile Chartier (1868 - 1951), professeur actif au Parti radical et cofondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA). La même année, il adhère à la SFIO, plus par "idéalisme philosophique que par matérialisme".

Il est mobilisé au front et termine avec le grade de capitaine.
Sous le pseudonyme de Taëd, il publie "Cadavres et maximes, philosophie d'un revenant", où il exprime son horreur de la guerre, des tranchées, qui explique un pacifisme viscéral qui sera déterminant pour les choix de sa carrière. Il est aussi fasciné par la discipline collective et par la camaraderie au front.

En 1918, il reprend ses études et passe l'agrégation de philosophie avant de s'orienter vers la sociologie, sous la tutelle de Célestin Charles Alfred Bouglé (1870 - 1940), sociologue radical et ami d'Alain. Bouglé, place Déat au secrétariat du centre de documentation de la rue d'Ulm. Au moment de la scission socialiste de Tours, il se situe à droite de la SFIO, dans le groupe de "La Vie Socialiste", aux côtés de Pierre Renaudel (1871 -1935).

En 1925, Marcel Déat est élu conseiller municipal de Reims, où il enseigne.
A la faveur d'une élection partielle en 1926, il est élu député SFIO, mais est battu en 1928.
A cette époque, Léon Blum cherche à favoriser quelques jeunes car la montée dans la hiérarchie du parti est difficile. Il nomme Déat, considéré comme son dauphin, secrétaire du groupe parlementaire de la SFIO. Il fonde un centre documentaire pour ces parlementaires.

En 1931, Déat publie "Perspectives socialistes", un ouvrage théorique de réflexion sur la doctrine socialiste. Il pense qu'il faut s'adapter à l'évolution de la société capitaliste qui ne paraît pas s'autodétruire, contrairement à l'affirmation Marxiste. L'état doit avoir un rôle privilégié dans la gestion de la propriété qui doit être individuelle. Il est contre la collectivisation, contre la révolution, car le chaos est le credo des fascistes, et en ces points, il s'oppose farouchement aux marxistes, mais se rapproche des planistes. Déat pense qu'il faut passer par un régime intermédiaire, et non pas attendre le vide politique pour que le socialisme s'installe.

Entre 1932 et 1936, il est élu député du 20éme arrondissement de Paris, aux dépens de Jacques Duclos.
En 1933, Déat adhère au Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès (PSdF) né en 1933 d'une scission de franges réformiste, planiste et néo-socialiste de la SFIO exclues par le Congrès du 5 novembre 1933.
Majoritaires dans le groupe parlementaire, ces futurs exclus étaient pourtant minoritaires au sein du parti, en butte à l'hostilité de l'aile gauche des pivertistes et des centristes blumistes.
Ce mouvement qui veut « renforcer l'état contre la crise économique » s'ouvre aux classes moyennes et participe aux gouvernements non socialistes (Déat est ministre de l'air en 1936, dans le cabinet Sarraut). En outre, Il veut défendre la nation à tout prix en évitant la guerre. Déat intègre le Front Populaire mais dénoncera plus tard un "noyautage communiste" de celui-ci.

Il se montre, favorable à une politique de compromis avec l'Allemagne, si bien qu'en 1933, il est exclu du parti pour ses prises de position de plus en plus autoritaristes.

Séduit de plus en plus par les modèles fascistes, il devient le chef de file des néo-socialistes, puis Ministre de l'air en 1936 dans le cabinet Sarraut, député « rassemblement anticommuniste » en 1939 à Angoulême après avoir perdu son ancien mandat au profit d'un communiste.
La même année, il affirme sa position Munichoise et son pacifisme dans "Mourir pour Dantzig ?", article paru le 4 mai 1939 dans « l'Oeuvre » journal auquel il collabore durant toute la période de l'occupation.
Marcel Déat tente de fonder un parti unique en 1941, collaborationniste, se voulant socialiste et européen : « le Rassemblement National Populaire », afin de mener à bien la Révolution nationale et de « protéger la race » tout en collaborant avec l'Allemagne nazie. Il est blessé dans l'attentat de Paul Collette contre Pierre Laval alors qu'ils passaient en revue les troupes de la LVF le 27 août 1941.

Déat déteste Pétain dont il juge la politique trop frileuse ; il part pour Paris pour tenter d'unifier les mouvements collaborateurs de la Zone Nord, et créer une "Grande Europe".

Apprécié des Allemands, et avec leur appui, il entre le 16 mars 1944 dans le gouvernement de Pierre Laval comme ministre du Travail et de la Solidarité Nationale sous le régime de Vichy, et appuie les revendications de l'Allemagne.
Il s'enfuit à l'été 1944 en Allemagne et reste dans la Commission gouvernementale à Sigmaringen avec le dernier carré des ultra collaborationnistes.
Condamné à mort par contumace à la Libération, il se réfugie en Italie où il est recueilli dans le monastère de San-Vito près de Turin, se convertit au catholicisme et y termine sa vie le 5 janvier 1955, sous un nom d'emprunt.




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