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Histoire et tourisme à Saint-Jean

Page rédigée par : Paul de Haut et Augustin Vagne.

Ce patrimoine commun étant le vôtre, toute précision complémentaire sur Saint-Jean sera accueillie avec intérêt.

Anlezy, Balleray, Beaumont Sardolles, Billy Chevannes, Bona, Cizely, Diennes Aubigny, La Fermeté, Fertrève, Frasnay Reugny, Limon, Montigny aux Amognes, Ourouër, Saint Benin d'Azy, Saint Firmin, Saint Sulpice, Trois Vèvres, Ville Langy.


Saint Jean aux Amognes
Altitude : 250 m
Superficie : 1802 ha
Population : 479 habitants en 1999, appelés : les Johannais
Arrosé par : le Ruisseau des Forges.
Le Tacot de Saint-Jean aux Amognes distant de 6 km de St-Benin d'Azy et 15 km de Nevers par chemin de fer


Hameaux et lieux-dits :

Le Bourg, Céoby, Cougny, Le Crôt, Le Pérou, Neufond, Saint Péraville, Séjean, Sury, Prijat, Trélaigues et le Gressy.

Le petit village de Saint-Jean (à 15 km de Nevers) se situe au coeur des Amognes.
200 ha de bois ceinturent le bourg ; le territoire de la commune s'étend jusqu'à l'Ixeure.
La polyculture céréalière et l'élevage bovin constituent l'essentiel de son activité économique.
Les premiers troupeaux de Charolais sont introduits dans la région à la fin du XVIIIe siècle, mais son élevage sélectif ne débuta vraiment qu'en 1840.
Cette nouvelle activité permit aux fermiers de s'enrichir de façon suffisamment importante pour qu'ils agrandissent et aménagent maisons et dépendances.
La qualité de l'architecture des fermes construites à cette époque en atteste encore aujourd'hui.


Origines :

Le nom de la commune vient du saint éponyme.
La datation de tuiles à rebord et les médailles retrouvées à Sury prouvent l'occupation du site dès l'époque Gallo-Romaine.
La paroisse de Saint Péraville (Saint-Père-la-Ville) était à l'origine un prieuré fondé en 1062 et donné à l'Abbaye de Cluny.
La paroisse de Lichy est donnée en 1088 au Prieuré de Saint Etienne de Nevers ; on retrouve trace de la commune sous le nom de Luxiaco en 1097.
C'est probablement à cette époque qu'une première église fut construite.
En 1466, la paroisse est mentionnée sous le nom de Saint-Pierre-de-Lichy, puis Saint-Jean-de-Lichy sous l'ancien régime.
En 1725, la paroisse de Saint Péraville est supprimée et rattachée à celle de Saint Jean de Lichy.
La commune prend le nom de Jean-aux-Amognes pendant la période révolutionnaire avant de retrouver son patronyme de Saint-Jean-aux-Amognes.
Elle comptait 644 habitants en 1820.


Etat des activités de la population en 1890 :
546 habitants
Maire
Ponceau
Adjoint
Briland
Conseillers
Cottard, Bardet, Sugnot, Régnier, Maugin, Bourry, Ravisy, Vieux, Milliet de Faverges.
Secrétaire de Mairie
Baillot.
Garde champêtre - Afficheur
Millien.
Instituteur
Baillot.
Institutrice
Mme Baillot
Curé
Cachet.


Professions
Assurances : Vieux (compagnie L'Aigle).
Aubergistes : Briland, Pieuchot, Bertin, Fity, Leblanc.
Cantonniers : Vieux (cantonnier-chef), Martin, Davaut, A. Robillard, J. Robillard, Branchereau.
Charpentier : Lécole.
Charrons : Petit, Leblanc, Joly.
Coquetier : Grillot.
Couvreur : Siméon.
Epiciers-Merciers : Leblanc, Bertin, Pieuchot.
Huiles (fabrication) : Maugin.
Machines à battre : Marillier frères
Maréchaux : Diot, Lièvre
Meunier : Bourry
Sabotier : Adrien
Tabac : Briland
Vignerons: Marillier frères, Bramard, Marquis de Faverges.


Répartition des familles dans les hameaux :
SAINT-JEAN -- Tricot, Marillier, Briland, Lussier, Maugin.
SAINT-PERAVILLE -- Bramard, Ravisy, Bardet, Cottard.
SURY -- Marquis de Faverges, Ch. Bourry, F. Bourry, Frébault, Renaud.
COUGNY -- Colas, Breton.
NEUFOND -- P. Vieux, J. Vieux, Grillot, Jaillard, Cornu.
CHASSENAY -- Lariche, Robillard.
CROT -- Gauthier, Roblin.
TRELEGUES -- Guérin, Madelain, Petit.
PRIJAT -- Briland, Godard, Lelong, Guillemin.
SEJEAN -- Cassieau, Ragougneau, Sugnot, Bernard.
CEOBY -- S. Pieuchot, P. Pieuchot, Fity, Ferrien.
RAVAUGS -- Millien, Lelong, Robillard.
BONGRANDS -- Bourry.
DOMAINE NEUF -- Vagne.
PAVILLON -- Bouzitat.
LE GRESSY -- Minier.
PEROU -- Métairie.


Accès aux cartes postales anciennes de Saint-Jean aux Amognes

Accès aux images actuelles de Saint-Jean aux Amognes

A la fête de la St-Jean, le 24 juin, avant la période des travaux agricoles, employeurs et saisonniers du Nivernais avaient l'habitude de se retrouver sur la place du village.
De même c'est sur cette place que s'effectuait la plus grande louée de domestique de la Nièvre. Ceux qui cherchaient une embauche portaient un signe distinctif de leur métier :
Les charretiers avaient une ficelle nouée à la boutonnière de leur veste ou un fouet sur le cou ; les laboureurs et les bouviers, une feuille d'arbre à la bouche ou sur leur chapeau ; les servantes, un bouquet à la main ou une fleur au corsage.
La louée durait une partie de la journée, et le déjeuner, suivi d'une danse, se prenait sur l'herbe. Cette pratique a cessé après la dernière guerre.
La journée se terminait par des feux de joie sur les hauteurs.
« Le jour de la St-Jean, il ne faut point donner de feu à celui qui n'en a pas.
Car qui donne du feu ce jour-là, donne le bonheur de sa maison » disait le dicton amoignon.


Pour accéder au jugement de la Table de Marbre : organisant les droits d'usage et propriétés sur les communes de Saint Jean des Amognes, Saint Péraville et alentours, suite aux procès datant de 1580, occasionnés par les conséquences en Duché du Nivernais de la réforme des Eaux et Forêts en Royaume de France.

A voir :

Saint Jean aux Amognes

  Église Saint Jean Baptiste (XII - XVI - XIXe siècle)


Quelques chapiteaux décorés de crochets et de feuillages subsistent de l'époque romane. Le clocher de l'église abrite une cloche datant de 1543 et portant une inscription gothique.
Une première chapelle est ajoutée dans le premier tiers du XVIe siècle et une seconde au XIXe. La commune doit cette dernière chapelle à Mme. Flamen D'Assigny qui y est enterrée.
Les 2 travées du choeur sont voûtées de croisée d'ogives rondes à arêtes, retombant sur des colonnettes de même forme.
L'église Saint Jean Baptiste abrite une belle statue de Saint Agathe, patronne de l'Ordre de Malte, des femmes et des nourrices, martyrisée à Catane en 251. Elle porte dans sa main droite le sein qu'on lui a arraché et dans la main gauche la palme du martyre. Plusieurs églises nivernaises abritent des représentations de Saint Agathe et de nombreuses confréries de la région portent son nom.
Les nourrices nivernaises étaient réputées jusqu'à Paris.
On observe sur le mur à gauche de l'autel un panneau en pierre représentant l'Annonciation (XVIe siècle).
Le mur du choeur porte les restes d'une peinture sur laquelle on distingue encore des objets liturgiques.


St Jean aux Amognes autrefois

  Ancienne gare du Tacot (construite vers 1910)

Cette gare fut en activité de 1910, année d'inauguration de la ligne Nevers-Corbigny, jusqu'à la fin des années 30.

Le Tacot était un chemin de fer d'intérêt local créé par la Société Générale des Chemins de Fers Économiques.


St-Jean aux Amognes et son château de Sury

  Le Château de Sury (XVIIIe siècle)


Achetée par Jean-Claude Flamen d'Assigny (1741 - 1827), qui épousa la soeur du Général Sorbier, cette demeure d'inspiration classique passa par alliance, à la famille de Faverges en 1784.
Les parents d'Hubert Flamen d'Assigny étaient : Henri Flamen d'Assigny et Caroline du Verne. Madame Fréderic Flamen d'Assigny, était la tante d'Hubert Flamen d'Assigny.
Le Capitaine d'artillerie du Verne, ancien aide de camp de son Oncle, prisonnier à la suite de la capitulation de Baylen, passa six mois à Cabréra puis quatre mois sur les pontons de Cadix et deux ans en Ecosse, avant de revenir en 1812 pour prendre part aux campagnes de 1813 et 1814.
Le corps de logis est flanqué de deux ailes en retour d'équerre, dont une se prolonge par une tour.


Saint Jean-aux-Amognes autrefois

  Le travail à ferrer (XIXe siècle)


Avant l'avènement des tracteurs, les travaux des champs s'exécutaient avec l'aide des animaux de trait : boeufs, chevaux attelés souvent par paire, au moyen d'un joug (pièce de bois placée sur la tête ou sur le garrot).
L'usage intensif de leur sabots obligeaient à les ferrer régulièrement, soit chez le maréchal, soit sur des endroits spécialement installés dans certains villages pour faciliter le maintien des bêtes. Quelquefois, grâce à ce dispositif, c'étaient les propriétaires qui effectuaient eux-mêmes ce ferrage.


Saint Jean aux Amognes

  La fontaine et le lavoir (XIXe siècle)


Souvent protégées des pollutions atmosphériques, les fontaines alimentaient un lavoir ; celui-ci était rectangulaire et à ciel ouvert.


Saint Jean aux Amognes autrefois

  Les puits (XIXe siècle)


Les maisons étaient toujours construites à proximité d'un point d'eau : source ou puits.
Avant l'installation de l'eau courante, le puits était souvent commun à plusieurs habitations et pouvait être surmonté d'un petit toit. On retrouve trace de cet usage commun dans les actes notariés sous forme de servitude. L'eau était treuillée dans des seaux ou des baquets, à l'aide d'une corde enroulée sur un cylindre de bois traversé d'un axe métallique terminé en manivelle, pour faciliter la levée.
On dit de quelqu'un qui a beaucoup bu, qu'il « a treuillé ».


A faire :

- Randonner à cheval, en utilisant les montures du Club Hippique de Cougny,
- Suivre une des randonnées balisées (un guide de 25 parcours au Pays des Amognes est disponible chez Randonièvre : 03 86 36 92 98)
- Choisir ses plants d'arbres et d'arbustes, chez le pépiniériste du Crôt,
- Découvrir les compositions en fleurs séchées et en tissu de Sandrine Lenoir,
- Aller manger ou boire un coup chez Madeleine à Saint-Péraville, un des derniers cafés à l'ancienne des Amognes (voir portrait)
- Enchanter ses papilles en mangeant au « Relais de Bourgogne
- Adopter un autre chien ou un chat, au « Refuge de St-Jean ».


Présentation des associations de St-Jean

Saint Jean aux Amognes