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Histoire et tourisme à Balleray
Page rédigée par : Paul de Haut.
Ce patrimoine commun étant le vôtre, toute précision complémentaire sur votre commune sera accueillie avec intérêt

Anlezy, Beaumont Sardolles, Billy Chevannes, Bona, Cizely, Diennes Aubigny, La Fermeté, Fertrève, Frasnay Reugny, Limon, Montigny aux Amognes, Ourouër, Saint-Benin-d'Azy, Saint Firmin, Saint Jean aux Amognes, Saint Sulpice, Trois Vèvres, Ville Langy.

Balleray
Altitude : 231 m
Superficie : 1610 ha
Population : 217 habitants appelés les Balleréens
Arrosé par : l'Heuille, le ruisseau d'Arriaux et le ruisseau des Fontaines
distant de 3 km au nord-ouest d'Ourouër
Train à Frasnay Reugny Gares les plus proches : Imphy (16 km), Nevers (14 km),
Varennes-Vauzelles (14 km), Pougues-les-Eaux (14,2 km), Garchizy (15,3 km).



Hameaux et lieux-dits :
Le Bourg, Arriault (ou Ariot), Baugy, Champaudon, Lupy, Petit Ariaux, Sauvage.

L'ensemble des hameaux appartenaient aux chanoines de l'église de St-Cyr à Nevers, sauf Ariault et Lupy , qui dépendaient de Champaudon et donc de la chatellerie de Montenoison (famille La Roche) et Sauvage qui était la propriété de la comtesse de Béthune au XVIIIe, mais auparavant (en 1395) pour moitié à Marguerite de Boisjardin (veuve de Jean de Varennes).

Administrativement :
Après avoir fait partie du canton N°26 de Guérigny, dans la 2ème circonscription (avant la réforme des départements de 2015), Balleray a rejoint en 2015 le canton N°8 de Guérigny ; elle est rattachée aujourd'hui à la communauté de communes le Bon Pays (numéro fiscal : 245804547).
"Vaux d'Amognes" devient, à partir du 1er janvier 2017, le nom de la nouvelle commune issue du regroupement des anciennes communes d'Ourouër et de Balleray.
Balleray s'étend presque entièrement au nord de la voie de grande communication reliant Guérigny à Cercy-la-Tour, au début du XXé siècle.
Sa forêt domaniale couvre 144 ha et, sauf du côté d'Ourouër, la commune est entièrement entourée de bois (au Nord : les bois de Rouen, au Nord-Ouest et à l'Ouest : les bois de La Régie, au Sud-Ouest : le massif des Baulons et au Sud-Est : le bois de Nyon).
En 1889, Balleray faisait partie du canton de Pougues dans la première circonscription de l'arrondissement de Nevers.
Puis Balleray passa dans le giron du canton de Guérigny.


Les Maires au XIXé siècle :
1792 : François Perrin
23 brumaire de l'an IV : Pierre Guiot
1800 : Gilles Doulon
7 mai 1800 : François Dounon (nommé par arrêté préfectoral)
1808 : Gilles Dounon (nommé par arrêté préfectoral)
1810 : François Dharnois (nommé par arrêté préfectoral)
1814 : Denis Grottet (nommé par arrêté préfectoral puis élu en 1815) réélu en 1816, 1821 et 1826
1832 : Mathieu Mignon (nommé par arrêté préfectoral) rénommé en 1834 et 1837
1838 : Laurent Ravoir (nommé suite au décés du précédent)
1840 : Adolphe Moret-Nion (nommé)
1843 : François Fleury (nommé par arrêté préfectoral), renommé en 1846, élu en 1848, et renommé en 1852, 1855 et 1860
1865 : Gustave de Villenault (nommé par arrêté préfectoral) élu en 1871, renommé en 1874, élu en 1876 au bénéfice de l'âge ainsi qu'en 1878, démissionnaire en 1878, ses fonctions étant assumées par François Tournois, 1er conseiller municipal.
1881 : Victor Locquin
1884 : François Tournois
1887 : Alexandre Tournois
1888 : Victor Locquin
1892 : Laurent Ravoir (élu au bénéfice de l'âge)
1893 : Le conseil est dissous
1893 : Victor Locquin, réélu en 1896, 1900 et 1904 (décédé en 1906)
1906 : Jean Ducrot
5 août 1906 : dissolution du conseil
1906 : Pierre Bouteau
1908 : Jean Locquin, réélu en 1912.


Géologie :
Le sol de Balleray appartient à l'époque Tertiaire (période jurassique - pliocène supérieur).
La partie forestière de la commune, est constituée de limons argileux avec à leur base des lits caillouteux formés de débris siliceux issus des roches sous-jacentes.
La partie du bourg, est plus typée de l'époque du bajocien, caractérisé par des marnes et calcaires bleus


Origine :

Balleray viendrait de l'anthroponyme gaulois "Balaros" ou "Balleragum" qui signifiait villa de Ballerus en gallo-romain, ou encore "Ballerus" adjectif issu de "Baller" au sens de "fort", en celte.
Mais Massé (*) évoque plutôt les noms successifs de "Capella-Ballere", puis "cura ballereto" et "Bailleray" en 1566.

Dès la plus haute Antiquité, quelques familles s'étaient déjà établies en ce lieu désigné sous le nom de "La Chapelle" ; plus tard, son nom évolua pour ne pas la confondre avec la multiplication des chapelles sur le territoire.
La paroisse de Balleray dépendait du diocèse de Nevers et de l'archiprétré de Lurcy-le-Bourg.
Le premier registre paroissial de la commune remonte à 1680.


L'enseignement :

En 1832, Balleray ne posséde pas d'école.
Les 30 à 40 enfants du village doivent se rendre soit à St-Martin d'Heuille, soit à Ourouër pour en bénéficier.
En 1838 - 39, la commune ouvre une école mixte élémentaire faisant également office de mairie, dans un bâtiment loué.
L'établissement est fréquenté par 25 garçons et 11 filles, dirigés par un instituteur rétribué 200 francs par an auxquels s'ajoutent 240 francs par an sous forme de "rétribution scolaire" payée par les parents.

C'est seulement en 1852 qu'il est décidé de construire une école sur la chaume des Fontaines, mais son ouverture ne sera effective qu'en 1874, et elle sera agrandie en 1882, avec notamment la création d'un double préau.

Etat des activités de la population en 1890 :
323 habitants
Maire : Victor Locquin,
1er Adjoint : Niodot.
Curé : Gaillon.
Instituteur : Beaulieu.
Vêterinaire : Alphonse Martin (chargé de plusieurs communes).
Aubergistes : Lopart, Godart.
Elevage cochons : Michot.
Farine en gros : Bouteau.
Maréchaux - forgerons : Ganon, Lopart, Roblin, Tournoi.
Moulins : P. Bouteau, J. Bouteau, Ferrand.
Représentant de commerce : Minard.
Usine à pulvériser : Pautre.
Pas de bureau de Poste, il fallait se déplacer vers celui de Guérigny.

Existait au XIIé un moulin à farine au hameau de Champaudon ; on devait y amener son grain les dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte.
Un autre moulin est évoqué par Massé (*).

Au hameau de Sauvage, utilisant la force et l'eau du ruisseau d'Arriot, s'était édifié un fourneau produisant de la fonte, qui resta en activité jusqu'en 1839. Il fut exploité à partir de 1616 par Jean Bouziat et employa jusqu'à 10 ouvriers.

(*) Bibliographie :
Canton de Pougues - monographies nivernaises - Alfred Massé - Ropiteau Editeur - 1912



Activités agricoles
En 1909, la répartition des terres de la commune se présente ainsi :
- 1040 ha de bois,
- 303 ha de terres labourables,
- 108 ha de près naturels,
- 71 ha de bois,
- 30 ha de cultures diverses.

Les cultures principales se répartissent en :
- 210 ha de légumes secs (rapporté par Massé, mais ne nous semble pas cohérent),
- 90 ha de blé,
- 82 ha de seigle,
- 50 ha d'avoine,
- 9,3 ha de betteraves,
- 7,5 ha d'orge,
- 6,3 ha de pommes de terre.


Démographie
(source INSEE)

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
365 327 389 393 387 445 418 426 416
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
373 403 395 373 372 363 322 323 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
251 239 229 189 205 193 163 146 148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
151 132 125 162 192 221 204 217 -

Accés aux cartes postales anciennes de Balleray

A voir :

Saint-Blaise à Balleray

  Église Saint-Blaise (XIIe siècle)


L'église, datant du XIIe siècle, est le seul monument historique classé du village de Balleray (à l'exception de son clocher plus récent, car reconstruit suite à son effondrement). Ce classement date de l'arrêté du 18 août 1931.

Au départ, il s'agit d'une petite église romane sans coupole qui a remplacé la chapelle primitive mentionnée comme paroisse en 931.

C'est Roclène, l'évèque de Nevers, qui offrit en 988 l'église de Balleray aux chanoines de l'église de St-Cyr.

Elle est rectangulaire avec un choeur à 3 pans ; sur la façade en pignon, le portail en saillie est surmonté d'une corniche soutenue par 8 modillons différents.
Elle est renforcée par 5 contreforts (côté clocher, dont 2 sur ce dernier) et 3 du côté opposé.
Une archivolte, formée d'un bandeau de rosaces, encadre 3 voussures cintrées à claveaux alvéolés.
La base du fronton est soulignée par une corniche billetée, supportée par des modillons à faces humaines et têtes d'animaux.
Sur un des piliers de l'entrée, un seul châpiteau de l'époque romane existe encore ; il évoque l'Aigle, symbole de la quatrième vertu "la Tempérance", attaquée par des monstres infernaux.
Deux statues polychromes du XIVéme représentent une Vierge et Saint-Etienne ; elles sont classées en 1909, aux Monuments Historiques.
Deux autres statues "Le Christ Enfant" et "La Vierge Mater" décapitée, réalisées en faïence de Nevers seront classées la même année.
Une châsse protégeant un groupe de bois sculpté "La Vision de Saint-Hubert" datant du XVIIIé sera classée en 1922.
Un bénitier en fonte, de provenance indéterminée, termine cet inventaire de l'église.

Les restaurations
Il faut croire que la pierre utilisée était de piètre qualité, compte-tenu des nombreuses réparations dont l'église a dû bénéficier pour traverser les siècles...

La première série de réparations importantes remonte au XVIIIe (entre 1776 et 1780) sous l'égide de l'abbé Perrin ; c'est un sieur Taillandier qui en est chargé pour 3.000 livres, le paiement de cette somme étant répartie entre les propriétaires et les habitants de la paroisse.

Une autre série d'interventions décidée en 1831 a coûté 1.492,50 francs.

En 1846, le conseil municipal fait remplacer les bancs de pierre intérieurs par des bancs en bois.
Mais après son effondrement, à la même époque, l'église ne possédait plus de clocher.
Ce n'est qu'en 1862, après quelques péripéties et un changement d'entrepreneur que le sieur Joindot, sis à Nevers, est chargé de sa reconstruction pour 4.797 francs
1860 : le portail est restauré une première fois.

Entre 1872 et 1890, une nouvelle campagne de travaux de grosses réparations coûtera 2632 + 604 francs...

En 2003, la façade est restaurée pour un montant de 15.458 € HT. par l'entreprise Dagois d'Izeure (Allier).

En 2016, après le passage d'une mini tornade dévastatrice, les 2 énormes marronniers devant son entrée sont abattus.


Saint-Blaise
Fêté le 3 février, en Occident, Saint Blaise était médecin et évêque de Sébaste (Turquie), martyrisé sous Licinius en Arménie en 316, par l'ordre d'Agricola, alors gouverneur de Cappadoce (région de Turquie située au centre de l'Anatolie).
Selon la tradition, Saint Blaise peut intervenir dans les cas de maladies de gorge (notamment lorsque des arêtes s'y trouvent coincées. Au XIIe siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué également pour les maux de dents et pour les maladies touchant les animaux.


Saint-Blaise à Balleray

  L'ancien presbytère (XVIIIéme)


Situé à l'origine, en face de l'ancien cimetière (transféré en 1886 au lieu-dit "le Champ Mailly) et à proximité de l'église, il a été transformé depuis en place publique plantée de marronniers et de tilleuls (cette place sera classée le 8 septembre 1936).
Ce presbytère sera vendu comme bien national au moment de la Révolution à un dénommé Serf, arpenteur à Nevers.
Racheté par la commune en 1829, à Madame Moret, il abrite une magnifique cheminée richement ouvragée.



Saint-Blaise à Balleray

  La croix de Saint-Hubert


Un pélerinage annuel a pour objet la croix de Saint-Hubert, en fer forgé sur socle en pierre de calcaire, installée face à l'entrée de l'église de la commune (entre les 2 arbres centenaires aujourd'hui coupés).
Le jour de la fête patronale (le dimanche suivant le 15 août), y sont menés les chiens pour les préserver de la rage.
Une deuxième croix, moins ouvragée, est érigée à quelques mètres de la première.

Saint Hubert
Hubert de Liège, est en effet connu pour être le saint patron des chasseurs et des forestiers mais l'on sait moins que c'est également celui des opticiens, des métallurgistes et des mathématiciens.
Le saint est associé à une race de chien de chasse "le chien de Saint-Hubert" ou "bloodhound" originaire de Belgique.
Cette race remonterait au VIIIé siècle avec la légende de Saint-Hubert de Liège (né à Toulouse entre 656 et 658, mort le 30 mai 727) qui fut évêque de Tongres et de Maastricht. Il est fêté le 30 mai en France. C'est également le saint patron de la ville de Liège en Belgique.


La légende de Saint-Hubert
On dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu'il en oubliait ses devoirs.
C'est ainsi qu'il n'avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n'ayant trouvé personne pour l'accompagner, était parti chasser seul.
Il se retrouva ainsi face à un cerf étonnant, blanc et qui portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.
Hubert pourchassa l'animal, mais le cerf parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’une longue traque que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert :
- « Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »
Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre :
- « Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »
- « Va auprès de Lambert, mon évêque à Maastricht et convertis-toi ! Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »
Et ainsi fut fait...


A faire

- Participer à la Fête de la mûre, organisée le dernier dimanche d'août derrière la mairie du village dans le champ qui se nomme "le champ de l'Etang" ; cette manifestation est jumelée à un grand vide-greniers.


Accés aux images actuelles de Balleray

Présentation des associations de Balleray

Village de Balleray