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et de la 2ème guerre mondiale

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La 2éme guerre dans les Amognes
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La journée du 4 septembre 1944 à St-Benin
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Musées nivernais Résistance et 2éme guerre mondiale
Marcel Déat, ministre sous l'occupation
Commémoration de la Victoire Alliée
Bibliographie sur la Résistance

Le temps de la 2ème guerre mondiale dans les Amognes

Les troupes d'occupation allemandes qui résidaient dans notre secteur revenaient souvent du Front Russe pour une période de repos et n'étaient le plus souvent peu belliqueuses.

A Saint-Benin, des témoignages convergeants établissent qu'une bonne partie de la population avait plus peur de certains résistants (qui n'en avaient que le nom) que des occupants.
La vérité oblige en effet à mentionner que sous couvert de patriotisme, quelques aventuriers venant d'on ne sait où, ont discrédité le maquis par leur comportement : obtention d'argent et de produits alimentaires sous la menace, détournement de parachutages à Montgoublin, etc.
Violant le code d'honneur des mouvements auxquels ils étaient sensés appartenir, ces voyous n'hésitaient pas à régler à leur avantage et de façon expéditive des différents qui n'avaient rien à voir avec l'occupation...

La nourriture
Elle était rationnée : un travailleur de force avait droit à 500 g de pain et les jeunes de moins de 20 ans (classés en catégorie J3) avaient droit à quelques friandises.
Cette pénurie de nourriture, essentiellement en ville, occasionnait de nouvelles pratiques :
- On faisait un cidre approximatif avec un mélange de poires et de pommes, écrasées ensemble par des meules et pressée...
- Les ramasseurs d'oeufs, d'huile et de lard passaient à vélo de ferme en ferme, pour aller les vendre sur Nevers.
- Les réfugiés du Nord plantaient des endives (chicorée) et en récoltaient les racines pour faire un café de fortune.

Voici quelques échantillons des principaux tickets de rationnement. (ils sont tous tamponnés de la commune de Saint-Benin d'Azy)

Le pain













Le beurre





La boucherie /charcuterie
Au Fourneau à Saint-Benin, il existait une boucherie clandestine.






Le savon



Les loisirs :
Les rares distractions consistaient à se réunir le dimanche soir pour danser sur les airs d'accordéon d'André Verchuren, au son d'un phonographe. Les portes et les fenêtres de la salle étaient soigneusement calfeutrées pour ne pas se faire remarquer des allemands, à cause de la lumière.
Le reste du temps, on écoutait Radio-Londres Forces Françaises...

Le soutien aux prisonniers et les bons de solidarité
Au verso de chaque bon de rationnement, était indiqué :
"Refuser d'acheter un BON de SOLIDARITE
c'est priver un prisonnier sans famille de son colis
un enfant affaibli de son repas à la cantine scolaire
une maman sans travail d'une layette pour son bébé
un vieillard sans ressources d'un repas au restaurant d'entraide...
"
Les villageois organisaient aussi des représentations théâtrales pour collecter des fonds destinés à préparer des colis de Noël pour les prisonniers originaires des villages.




Les diktat de l'occupant :
En mai 1940, les allemands ont fait déposer toutes les armes de la population (de chasse comprises) à la Mairie de chaque village.



La "Komendantur" et une bonne partie des effectifs allemands étaient installés à St-Benin d'Azy, et au Château de la Motte.
On vivait à l'heure allemande, c'est à dire 2 heures en avance sur le soleil.

Les restrictions pesaient de plus en plus sentir, non seulement sur l'alimentation, mais aussi pour l'habillement, chaussures comprises. Ce fut donc le retour forcé des semelles de bois.


La résistance locale
Dans notre région, c'est en 1943 que des groupes non armés commencent à se former et se réunissent dans les bois.
Fin 1943, un maquis armé s'installe à Mauboux.
Un espion nommé Veigel réside à Martangy et a pour mission de surveiller les environs. Avant d'être découvert, il rendait visite aux maquisards et les photographiait.
Au bout d'un moment, cela leur paraît suspect et début avril 44, ils se rendent chez lui pour vérifications.
L'espion tente de fuir à leur approche, mais il est capturé et fouillé. Des plans sont alors trouvés dans ses bottes avec des indications sur les communes sur lesquelles faire des représailles : St-Sulpice, Bona, Nolay, St-Benin des Bois...
Les maquisards le conduisent donc dans les bois de Bona et l'exécutent au lieu-dit : "Les Cinq Seigneurs".
Les allemands prennent alors en otage Mr. Machecourt de Martangy, qui était venu voir ses bêtes à Mauboux. Il est déporté et ses animaux sont abattus sur la place de St-Sulpice.
Toujours furieux d'avoir perdu leur informateur, les allemands se rendent la semaine suivante au four vieux de St-Benin des Bois et y découvrent un abattage clandestin de bêtes. L'exploitant du lieu : Mr Nicolas est déporté et ses bêtes confisquées.
Ces 2 personnes ne reviendront jamais des camps.

Le 4 août 1944, le docteur Hélion qui revient de soigner des maquisards est tué à Agland par les Allemands. Une stèle y est érigée en son souvenir.

Les 12, 14 et 15 août 44, de violents combats ont lieu à St-Franchy, en représailles, le village de Saucy est incendié et des otages sont fusillés. A Moussy, la ferme de la Colonne est détruite. (Là encore un monument est érigé). A Crux la Ville, des otages sont aussi fusillés tandis que des fermes et des maisons sont incendiées...

Le 14 août 44, une colonne allemande revenant de cette bataille, est stoppée par une embuscade des maquisards au lieu-dit : "La Feuillade" (à 1 km de Bona). Quelques paysans qui moissonnaient dans les champs (dont Roger Perrot) se retrouvent pris entre deux feux de mitraille en réchappent par miracle !

Le 22 août 44, un avion Moskito parti de Toronto, s'écrase près d'Agland. Les 2 aviateurs australiens y périssent. Ils sont inhumés au cimetière de Bona.

Le vendredi 1er septembre 1944, dès 7 heures du matin, Saint Benin d'Azy était occupé par une colonne allemande paraissant solidement organisée et puissamment armée.
Lundi 4 septembre, à 8 heures, dans le bourg gardé à toutes ses issues, s'engage une colonne ennemie. Au milieu de la grand-rue éclatent des coups de feu faisant huit blessés et provoquant une réaction immédiate des soldats allemands dont les mitrailleuses crépitaient en direction des maisons d'où l'on semblait avoir tiré.
En fait, c'était le boulanger (M. Vrinat) qui aurait tiré sur le convoi d'une fenêtre du premier étage de sa boulangerie rue Thiers !

Première réaction suivie bientôt d'une autre plus terrible. Sous la conduite de leur chef, les soldats encadrent la place de l'Eglise, douze otages sont arrêtés, au premier rang desquels le maire (Clément Theuriot dont tout le monde a reconnu le courage, l'efficacité et les qualités de négociation avec le commandant allemand !) et l'institutrice (Mlle. Hélène Rozières), et groupés à proximité du monument aux morts, pendant que vont s'effectuer dans les maisons suspectes les perquisitions sous la menace du canon et des mitrailleuses... (suite sur la page consacrée à la journée du 4 septembre 44)
Après son acte (d'autant plus incompréhensible qu'il ne faisait pas partie de la Résistance, le tireur s'enfuit dans les bois où les villageois, furieux contre lui, tentent de le retrouver.
Il aurait finalement quitté le département pour s'installer dans l'île Saint-Louis à Paris où il se serait suicidé quelques années plus tard...

Le cas "Jean-Marie Hedwart"
Issu de l'assistance et élevé à Montgoublin par la famille Desmerger, le jeune Jean-Marie travaillait dans les fermes alentour.
C'était un garçon exhalté et tête brûlé, comme le définissaient ses camarades. Pendant l'occupation, et suite à un chagrin d'amour, il s'est engagé dans l'armée allemande. Alors que les copains de son âge étaient plutôt dans le maquis !
Malgré cela, il ne les a jamais trahi, et n'a jamais dénoncé aucun d'eux alors qu'il revenait régulièrement du Front Russe pour voir ses parents à Montgoublin.
Il a malgré tout été condamné à mort par contumace pour collusion avec l'ennemi.

Le 8 mai 1945 :
Le jour de l'Armistice, il y eut 3 jours de fête.
Les cloches sonnaient à toute volée, les gens s'embrassaient dans la rue, des bals s'organisaient spontanément pour célébrer le retour au pays des prisonniers des camps allemands ou russes.

Pour en savoir plus sur le 8 mai 1945

Au sortir de la 2éme guerre mondiale, l'inflation était telle, que le recours à l'emprunt permettait d'acheter une vache et de rembourser seulement le prix d'un lapin !


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