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PRESENTATION PROJET CENTRALE ENROBE des AMOGNES
CENTRALE d'ENROBE des AMOGNES :
LE DOSSIER

Présentation générale
Zonage
Impacts
Les positions des élus
Que dit la loi (Textes en vigueur)
Vos réactions !
Pétition
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Présentation générale du projet
Il s'agit de remplacer les centrales d'enrobé existantes de St-Eloi et Corbigny, par une nouvelle installation.

Les acteurs
Le GEN (Groupement d'Enrobage Nivernais) qui porte ce projet est composé de 3 entreprises :
- Eurovia, un des leaders mondiaux des travaux d'infrastructures routières, ferroviaires et d'aménagement urbain. Elle est également l'un des principaux producteurs européens de matériaux routiers. L'entreprise constitue l'un des quatre pôles d'activités du groupe Vinci, premier groupe mondial de concessions et de construction, dont il représentait 25 % du chiffre d'affaires en 2014. Réalisant plus de 90 % de son chiffre d'affaires en Europe, principalement en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en République Tchèque, en Slovaquie, en Pologne et en Espagne, Eurovia détient également des positions fortes aux États-Unis, au Canada et au Chili.
- Colas est une entreprise française de travaux publics filiale du groupe Bouygues, dont le siège est situé à Boulogne-Billancourt depuis 1990. L'entreprise s'est spécialisée dans la construction et l'entretien d'infrastructures de transports (routiers, ferroviaires, aériens), d'aménagements urbains et de loisirs. Aujourd'hui, le groupe est implanté sur tous les continents et est présent dans une cinquantaine de pays. Colas réalise chaque année environ 100 000 chantiers et est aujourd'hui un des leaders mondiaux de la construction et de l'entretien de routes.
- Eiffage est un groupe de construction et de concessions français, fondé en 1993 par la fusion de Fougerolle et de SAE 1. Le groupe exerce aujourd'hui dans de nombreux domaines des travaux publics : construction, infrastructures, concessions et énergie. Il s'agit du troisième groupe de constructions et de concessions français, derrière Vinci et Bouygues, et également le cinquième groupe européen. Le groupe Eiffage est composé de plus de 66 000 collaborateurs, à travers 70 pays, et réalise chaque année plus de 100 000 chantiers.

Le produit fabriqué
Le bitume est une matière très visqueuse noire qui provient de la distillation fractionnée du pétrole.
Le bitume a remplacé le goudron qui lui était issu de la distillation de la houille, suite au classement comme cancérogène (pouvant provoquer des cancers cutanés, du poumon et de la vessie).

Principaux usages
Le bitume est utilisé principalement pour le revêtement routier, comme liant dans les enrobés, mélangé à des granulats de taille variable (asphalte artificiel). Il peut aussi servir dans des travaux d’étanchéité de toiture. Les bitumes sont des produits complexes pouvant contenir divers additifs comme par exemple des produits destinés à fluidifier le bitume, abaisser sa viscosité.
Le bitume est solide à la température ambiante, et, pour être utilisé, il doit être plus ou moins chauffé selon les procédés mis en œuvre, ce qui génère des fumées bleutées à l’origine d’expositions professionnelles et de pollution de l’environnement.
Les émissions de fumées croissent en fonction de la température d’application, faibles dans les enduits à 60°C « à froid », plus fortes dans les procédés « tièdes » à 110°C., importantes avec le procédé « classique » à 160°C ou lors des travaux d’étanchéité à 240°C.
Le bitume fluxé est un bitume amolli par ajout d'huile de fluxage d’origine pétrolière ou végétale, pour réaliser des enduits superficiels. Les bitumes fluxés sont de plus en plus souvent remplacés, quand l’application le permet, par des émulsions de bitume à l’eau qui réduisent les fumées et sont appliquées à des températures plus basses.
Les enrobés sont répandus avec des moyens lourds à l’aide d’un engin appelé finisseur sur de grandes surfaces à traiter, puis compactés par un rouleau compresseur, ou manuellement sur de petites surfaces pour les réparations des routes, avec des pelles, des râteaux, des brouettes, des plaques ou rouleaux vibrants de compactage, l'enrobé chaud étant apporté par camion. Les travailleurs concernés sont les épandeurs régleur, les conducteurs d’engins, les gravillonneurs, les tireurs râteau, les dameurs …et les chefs de chantier.

L'implantation
Vue aérienne projet centrale enrobé de Saint-Benin d'Azy
Vue aérienne de la zone d'implantation prévue pour la centrale d'enrobé

Parcelle cadastre projet centrale enrobé de Saint-Benin d'Azy
Parcelle cadastrée du projet d'implantation de la centrale d'enrobé

Projection projet centrale enrobé de Saint-Benin d'Azy sur parcelle
Projection à l'échelle de la centrale d'enrobé de Tourriers visitée, présentée comme étant de taille comparable au projet de Saint-Benin

Projection projet centrale enrobé de Saint-Benin d'Azy sur parcelle
Vue rapprochée de la projection à l'échelle de la centrale d'enrobé de Tourriers sur la parcelle AL 205



Zonage
La parcelle pour laquelle le compromis est signé est dans le périmètre "éloigné" de protection du captage de Trailles.
Selon le régime juridique des périmètres de protection :
"C'est un hydrogéologue agréé qui détermine ces périmètres. L'instauration du périmètre "éloigné" est facultative, elle doit permettre de renforcer la protection contre les pollutions permanentes ou diffuses. Le périmètre de protection "éloigné" correspond à la zone d'alimentation du point d'eau, et parfois même à l'ensemble du bassin versant."

Sites Natura 2000 concernant les Amognes
Carte zonage Natura 2000 des Amognes

Carte des périmètres de protection du captage de Trailles
Carte des périmètres de protection du captage d'eau potable de Trailles

Rapport du commissaire enquêteur de 2014 sur la déclaration d'utilité publique du captage d'eau potable de Trailles
Rapport de l'enquête publique sur l'utilité publique du captage d'eau potable de Trailles
(en cliquant sur l'image, vous pourrez consulter le rapport complet)


Impacts attendus
La cheminée dont les émanations (malgré les filtres installés) sentent mauvais, irritent les muqueuses et piquent la gorge... diffuse des composés organiques toxiques.

Les « fumées de bitume » désigne les émissions constituées de molécules d’hydrocarbures à bas point d’ébullition (phase gazeuse semi-volatile) et de gouttelettes de bitume (phase aérosol).
Ces « fumées de bitume » contiennent entre autres :
- des hydrocarbures lourds (fumées bleues),
- de la vapeur d’eau (fumées blanches),
- des composés complexes (soufrés, azotés, oxygénés) notamment des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) comme le benzo(a)pyrène (BaP) présent en faibles quantités.

Quelques repères
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des constituants naturels du charbon et du pétrole, ou qui proviennent de la combustion incomplète de matières organiques telles que les carburants, le bois, le tabac. Ils sont présents dans l'air, l'eau ou l'alimentation.
Le benzo[a]pyrène, substance qui se trouve dans un bon nombre de mélanges de HAP en proportion relativement constante (environ 10 %), est un cancérogène avéré (groupe 1 du CIRC).
Trois autres HAP sont classés cancérogènes probables (groupe 2A du CIRC) : le cyclopenta[c,d]pyrène, le dibenzo[a,h]anthracène et le dibenzo[a,l]pyrène), ainsi que 11 autres classés cancérogènes possibles (groupe 2B).
- La principale voie d’exposition aux HAP (pour un non fumeur), est l’alimentation (la contamination des aliments peut se faire par dépôt atmosphérique (végétaux), accumulation dans les espèces animales (viandes, poissons), ou lors de la préparation des aliments au charbon de bois).
- La seconde source d’exposition aux HAP est l’air ambiant (principalement par la fumée de tabac et les gaz d’échappement des véhicules).
Les tableaux de maladies professionnelles 16 bis et 36 bis du régime général reconnaissent des cancers en lien avec des expositions à des dérivés du pétrole, aux goudrons, huiles et brais de houille, et aux suies de combustion du charbon. Il s’agit des carcinomes de la peau, le cancer broncho-pulmonaire, et les tumeurs des voies urinaires.
Le protocole d’Aarrhus a mené à la réduction des émissions de HAP dans les années 90, principalement du fait de la baisse de la consommation de bois dans le secteur résidentiel. La directive européenne 2004/107/CE fixe pour le benzo[a]pyrène une valeur limite annuelle de 1 ng/m3 et un objectif à long terme de 0,1 ng/m3.


Les impacts attendus de l'installation de la centrale d'enrobé sont essentiellement de cinq ordres :
1- une dégradation de la qualité de l'air et ses conséquences sur la santé humaine et animale avec pour conséquence :
- des affections des voies respiratoires supérieures et inférieures :
  * irritations aïgues pulmonaires et laryngo-pharyngées,
  * manifestations respiratoires chroniques (bronchites, emphysème),
- des irritations oculaires (conjonctivites) et cutanées,
- des maux de tête, étourdissements ou des nausées.

Pathologies respiratoires liées au travail du goudron et du bitume
par J.-F. GEHANNO, Service de médecine du travail et des pathologies professionnelles, CHU de Rouen
"La toxicité des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) n’est plus à démontrer. Dans le milieu professionnel, elle concerne particulièrement les personnes qui emploient le goudron et le bitume. En effet, ces produits dégagent du benzo(a)pyrène qui peut être à l’origine de pathologies telles que des cancers ORL, de l’oesophage, voire de BPCO."
Les goudrons de houille étaient reconnus comme responsables, en France, de maladies reconnues comme maladie professionnelle sous certaines conditions.

En décembre 2010 les producteurs de bitume au travers du CONCAWE achevaient l'inventaire des impacts sur la santé et l'environnement, demandé par le protocole d'enregistrement REACH. Cet inventaire concluait que le bitume n’était pas à classer parmi les produits présentant un risque pour la santé ou pour l’environnement.
Le bitume et les fumées de bitume ne sont donc référencés dans aucun des Tableaux listant les Maladies Professionnelles annexés au Livre IV du Code de la Sécurité sociale pour les salariés relevant du régime général.

Cependant, le débat d’une reconnaissance des cancers liés à l’exposition au bitume comme maladies professionnelles a été relancé dans la presse après la condamnation de la société Eurovia :
En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Bourg-en-Bresse a, pour la première fois en France, fait le lien entre le cancer de la peau d’un de ses ouvriers, spécialisé dans l’épandage du bitume, décédé en 2008 d’un cancer de la peau, et les fumées toxiques du bitume. Le Tass de Bourg-en-Bresse a reconnu la faute inexcusable de la société Eurovia (groupe Vinci). Les mesures de protection mises en place par l’employeur vis-à-vis du risque lié à l’exposition au rayonnement solaire, à l’exposition aux fumées de bitume étaient faibles et constituaient donc une faute inexcusable. Cette décision ne fait pas jurisprudence car ce tribunal est une juridiction de premier degré, mais la Société a fait appel de cette décision, aucune étude scientifique n’étant parvenue à ce jour à faire le lien entre bitume et cancer.
La Cour d'appel de Lyon a reconnu mardi 13 novembre 2012 la société de travaux publics Eurovia coupable de "faute inexcusable", confirmant ainsi une première en France. Eurovia a été condamné à verser quelque 200.000 euros de dommages et intérêts à la famille.

Pour plus d'information :
Consulter le site de la Fédération Nationale d’Information et de Défense sur la Pollution par les Centrales d’Enrobés Routiers
Bitumesante.org

2 - une dégradation de la qualité de l'eau et ses conséquences sur la santé
Les retombées des particules fines sur les toitures, la terre et les végétaux environnants, seront lessivés par les pluies et finiront dans les nappes phréatiques et sources qui alimentent le réseau d'eau potable de Trailles (SIAEP des Amognes).
Les animaux d'élevage seront également touchés et développeront des pathologies spécifiques nouvelles.

3 - une dégradation du biotope et ses conséquences sur la faune et la flore
Les retombées des particules fines sur la terre et les végétaux environnants vont empoisonner les petits animaux, insectes, micro-organismes composant le biotope local ; ils auront également une action néfaste sur le développement et la diversité des végétaux locaux les plus fragiles.
Les pâtures seront souillées et les animaux d'élevage risquent de développer des pathologies spécifiques.
Les cultures céréalières, les potagers et les vergers, sur une zone qui dépendra de l'orientation des vents, profiteront aussi de la dispersion de ces particules de composés organiques toxiques.

4 - une dégradation de la qualité de vie occasionnée par l'augmentation locale du trafic des poids lourds
Les camions alimentant les chantiers réalisés par ces entreprises dans le sud Nivernais sont sensés ne pas passer par le bourg en faisant le détour par les communes de Frasnay et Rouy...
Cette déclaration d'intention contraire à la rationalité de gestion d'une entreprise sera-t-elle suivie d'effet, et pendant combien de temps ?
Le bruit et la poussière occasionnés par cette noria de poids lourds n'est pas tout ; à long terme, ne vont-ils pas abîmer sérieusement les revêtements routiers de notre secteur ? Une occasion de faire appel à la centrale plus souvent !

5 - une dégradation des conditions d'accueil des touristes
Les touristes, déjà difficiles à attirer et à fixer dans le secteur des communes limitrophes à Saint-Benin (gites, campings, camping-car, marchés, restaurants...) vont être incommodés tant par le bruit, la circulation et les odeurs... tant pis, ils iront passer du temps et consommer plus loin !
Nul doute que les sites spécialisés dans le tourisme et les réseaux sociaux finiront par affubler notre secteur de "Saint-Benin au bitume" !

6 - Pour finir de traiter la partie impacts de ce dossier, vous pouvez visualiser l'enquête d'investigation consacrée aux centrales de fabrication du bitume ;
Elle a été réalisée par l'équipe d'Envoyé Spécial d'A2 :



La position initiale des élus

Avis du conseil municipal en 2012 de Coulanges-les-Nevers :
Environnement
Une enquête publique est ouverte depuis le 26 mars 2012, portant sur une demande d'autorisation pour l'exploitation d'une nouvelle centrale d'enrobage sur la commune de Nevers, dans la zone industrielle de Saint-Éloi.
L'exploitation envisagée est en partie située sur le territoire de la commune de Coulanges-lès-Nevers.
Cette requête intervient suite à la demande formulée par le Groupement d'enrobage du Nivernais (GEN) qui projette le remplacement de ses installations par une unité neuve, avec une augmentation de capacité de production horaire, sans hausse de la production annuelle. Le site est situé à proximité de plusieurs zones classées susceptibles d'être impactées par les activités exercées, notamment les ZNIEFF, dont les dix-huit hectares acquis récemment par la commune, situés à proximité. Les élus précisent que des enjeux environnementaux sont concernés, bien qu'ils aient noté dans le dossier une volonté de réduire la pollution et les bruits. Des nuisances olfactives ont notamment été rapportées par des habitants.
« Ces rejets nuisent à la qualité de vie et à l'image de marque de la commune. Cette problématique ne ressort pas clairement de ce dossier et il n'est pas précisé qu'elles seront les mesures concrètes prises pour supprimer ses nuisances. D'autre part, un comparatif entre l'installation actuelle et celle envisagée serait souhaitable » s'inquiète l'adjoint au développement durable. Dans l'état actuel du dossier, avec plusieurs omissions et incertitudes concernant la commune, le conseil municipal, non contacté au préalable par le bureau d'études, a émis un avis défavorable à cette demande d'autorisation.

Compte rendu du conseil municipal du 13 mars 2013 de St-Benin d'Azy.
Étaient présents : Mes LEREU Françoise, BONIN Christine, CAQUARD Valérie, MINOIS Charlotte, RAINON Edith, THEVENARD Christiane, THOMAS Anne-marie, Mrs FOUGERE André, GAULIER Michel, GAUTHIER Jean-Luc, JOACHIN Lionel, JOZWIAK Denis, PAPUT Alain, POIRIER Michel. Absent : PELLE Jean-François, pouvoir à Michel POIRIER.
11 – Projet d’installation d’une centrale d’enrobés :
Le Maire informe le Conseil municipal de la demande d’un groupement d’entreprises pour l’installation d’une centrale d’enrobés sur la RD 978 qui entrainerait la modification du P.L.U.
Elle précise que le site souhaité est situé à l'angle NE de la D978 et de la D9.
Deux centrales sont actuellement installées à Saint Eloi et à Corbigny et la demande est faite pour l’installation d’une centrale au centre de la Nièvre.
Mr Gauthier fait part d'un souhait différent des demandeurs et propose un vote à bulletins secrets sur le terrain bordant la D978 au delà du parc d'activités côté Est.
Le Conseil municipal, après en avoir délibéré, décide par 11 voix contre, 1 nul et 3 pour, de ne pas donner suite à cette demande.

Extrait du Compte-rendu du conseil municipal du 13 mars 2013
Extrait du Compte-rendu du conseil municipal du 13 mars 2013

La position de Jean-Luc Gauthier, maire de St-Benin d'Azy, exprimée dans le JdC du 19 juillet 2017
Position de Jean-Luc Gauthier le 19 juillet 2017

La position du conseil municipal de St-Benin d'Azy, exprimée dans le bulletin municipal de juillet 2017
Position du conseil municipal en 19 juillet 2017



Textes et cadre légal
Documents disponibles

Régime juridique des périmètres de protection
Régime juridique des périmètres de protection



Réactions
Le 2017-06-24
Courrier envoyé ou remis en main propre ce jour aux conseillers municipaux de la commune de Saint Benin d'Azy.
"Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux,
Comme vous le savez, nous suivons de très près les affaires de notre village. Quelle ne fût pas notre surprise de voir rejaillir cette idée de vouloir laisser s’installer une centrale d’enrobé retoquée pourtant à l’époque par l’ancienne équipe municipale.

L’implantation retenue sur la section AL de notre commune laisse présager des risques potentiels étant donné la proximité du captage d’eau potable de Trailles. Inutile de vous rappeler l’épisode fâcheux que nous avons vécu il y a quelques temps qui nous a privé d’eau potable et pour lequel personne ne semblait rien pouvoir. Il faut savoir qu’en cas d’accident d’hydrocarbure sur la route départementale D978, ordre est donné de couper immédiatement les pompes de la station de captage de Trailles.

Vous devez savoir également que ce type d’usine est équipé d’une cheminée qui ne manquera pas de déranger (selon l’orientation des vents) les habitants de Segoule, Trailles, Billy Chevannes, Saint Benin d’Azy, Chérault, La Haute Cour, Vannay.

Nous ne sommes pas certains que cet équipement soit un argument pour attirer des habitants dans le lotissement que vous souhaitez combler le plus rapidement possible.

Vous connaissez notre ténacité. Nous n’hésiterons pas à mettre en place une opposition à ce projet. Une association experte en la matière est prête à nous aider et l’association Vital’amognes est prête à se réveiller pour lutter à nos côtés.

La santé des habitants des Amognes doit prévaloir sur d’éventuels avantages tarifaires pour la réfection de nos routes.

Le terrain retenu n’est pas constructible. Il faudra donc voter la modification du PLU. Votre pouvoir d’empêcher ce projet tient à ce vote.
Nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux, que nous ne sommes animés que par une vigilance constructive dans l’intérêt de la population, sans négliger le développement économique de notre territoire."

Jérôme Tardivat, Paul de Haut.

Le 2017-06-27 posté par Marlène
Je n'aime pas penser qu'on puisse vouloir accueillir ce type d'installation dans des zones aussi sensibles pour simplement réaliser des économies sur la voirie ou sur le prix du gaz. L'argument du développement économique ne tient pas ! Il y a des industries qui font fuir la population, et je ne crois pas avoir vu une ville se développer économiquement avec la fuite des habitants. M. Gauthier qui dit vouloir jouer la transparence avec les habitants... Qu'en est-il des potentiels acquéreurs pour ses terrains ? A t-il joué franc jeu avec eux, les a t-il avertis ? Je serais ravie de recueillir l'opinion des professionnels de santé qui sont en train (kinés, médecins), ou vont (dentistes) investir à quelques centaines de mètres de cette "usine à gaz" ? Sont-ils au courant ?

Le 2017-07-20 posté par Independant
Au delà de la catastrophe écologique, inquiétons-nous des poids lourds qui vont traverser St-Benin... Je doute que pour rejoindre Decize, La Machine... Ils passent par ailleurs... On a déjà assez des poids lourds de paille, de bois et autres gros tonnages qui traversent St-Benin à plus de 50 km/h... J'ai manqué me faire renverser en allant chercher mon pain, je traversais au passage piéton, ce "missile" sur roues arrivait a 50 km/h et évidemment pas possible de s'arrêter, j'ai dû me jeter en arrière... Je suis jeune et valide, une personne plus âgée serait sûrement passée dessous... Donc la multiplication des poids lourd que cette entreprise va engendrer me semble super inquiétante...

Le 2017-07-22 posté par Jérôme
Il est évident que la pollution des centrales existantes et des nuisances apportées aux riverains de Coulanges et St-Eloi depuis de longues années doit cesser, ces entreprises ont besoin d'un site pour évoluer positivement, personne ne pourra raisonnablement dire le contraire. Mais pourquoi choisir un site protégé par Natura 2000, protégé par un périmètre de protection de captage d'eau potable et à une distance aussi faible d'un village rural ? La Nièvre n'est quand même pas très dense en population, il doit bien y avoir des endroits sans habitations à 2 km à la ronde, sur des zones argileuses loin de nos nappes et sources ! Nos élus communautaires devraient se mettre autour d'une table et étudier avec les porteurs du projet et les services de la préfecture une alternative moins nuisible qui conviendrait au plus grand nombre.

Le 2017-07-22 posté par Pour Info
En analysant les faits, c'est étonnant qu'après avoir été refusées en 2013 sur le même terrain, ces entreprises reviennent à la charge aussi rapidement. En réclamant un vote à bulletin secret à cette époque et en proposant même une alternative sur l'emplacement (encore plus proche des habitations), Jean-Luc Gauthier se positionnait pour la réalisation de ce machin. Aurait-il glissé aux entreprises de revenir le voir après son élection de 2014 ? Cela voudrait dire qu'il avait ça sous le coude depuis cette époque ! Pourquoi les entreprises auraient déjà signé un compromis de vente ? De plus, à part une poignée de conseillers communautaires, aucun n'a intérêt à refuser la modification de ce PLU et aller à l'encontre de nos représentants communaux surtout avec les avantages tarifaires que Jean Luc Gauthier leur a fait miroiter. D'ailleurs ne pourrait-on pas assimiler ça à de la corruption ? Dans le cadre d'un appel d'offre, je ne vois pas trop comment cela pourrait être légal au niveau des règles de la concurrence. Du point de vue réélection, en lançant ce projet maintenant, avec le calendrier d'étude et de construction, les nuisances n’apparaîtront pas avant les futures municipales, alors en attendant, rien à lui reprocher à part vouloir attirer de l'activité sur la commune...

Le 2017-07-21 posté par JP
Bonsoir, ce projet de centrale a enrobé sur notre commune me fait bondir ! N'y a t-il pas assez du développement de la zone industrielle pour l'instant ? Je pense que les futures conséquences... olfactives, visuelles, auditives, de trafic de poids lourds continu à travers le bourg de la commune, sont loin d'être prises en considération comme elles le devraient ! Et le plus important, l'aspect Santé sanitaire, pour les riverains et surtout pour nos enfants ! J'invite chacun d'entre vous à aller naviguer sur le net... Bien sûr aucune étude "officielle", mais nombre de témoignages existent et mettent en exergue la hausse de maladie graves (notamment cancers pulmonaires, leucémie... et j'en passe) auprès des "voisins" de ce type d'usine en France. Mais allez donc faire un tour auprès des communes actuelles qui possèdent ce type d'usine (comme Saint Eloi), la mise aux normes de ce site serait possible. Mais ils n'en veulent plus sur leur territoire... Très étonnant si cela ne cause réellement aucun désagrément. Je m'engagerai avec vigueur et détermination avec les personnes refusant ce projet.
Une association qui vient en appui aux riverains de ce genre de projet existe "Bitumesante.org", je les ai sollicité par mail. J'attends leur retour... Cela nous concerne toutes et tous... Demain il sera trop tard...

Le 2017-07-21 posté par Jérôme
Parfois il faut y aller au culot. J'ai trouvé la centrale dernière génération (2014) dans la région d'Angoulême sur la commune de Tourriers, au lieu dit La Faye. Sur google map, un hameau à 500 mètres de la centrale. J'ai contacté 3 personnes au hasard leur expliquant que j'habitais une commune sur laquelle devrait s'implanter prochainement une usine équivalente à leur voisine et que je voulais savoir s'ils avaient des nuisances :
- Mme B. : "Avant quand on travaillait y avait pas trop de soucis, on partait tôt le matin, on rentrait tard le soir... Mais depuis que nous sommes en retraite, selon les vents et la météo, nous sommes régulièrement obligés de tout fermer et de nous cloîtrer chez nous tellement ça pue et faut dire aussi que ça prend à la gorge. Mais c'est vrai que c'est pas tous les jours ! Au début y avait des messieurs qui venaient nous voir et faire des contrôles, mais ils venaient les jours où tout allait bien."
- Une autre Mme B. : "Quand le vent nous amène çà chez nous l'odeur est vraiment désagréable, je suis pas certaine que ce soit très bon pour notre santé."
- M. & Mme T. : "Parlons-en, encore ce matin je vous mettais au défi d'ouvrir les fenêtres ! Elle me passe son époux : D'abord c'est très moche, ils font des tas immenses de grattages qu'ils concassent et réutilisent, ça fait une poussière grasse j'ai d'ailleurs dû faire couvrir ma piscine. Le cailloux neuf lui, est stocké sous abri. Selon les vents ça sent très mauvais, ça pique la gorge malgré les filtres. Et le comble, les bip bip de recul des engins de chantier, ça nous prend la tête. Je vous préviens, ici nos élus étaient pour, arrivée l'enquête publique, c'est déjà trop tard, il faut faire une pétition !
Je tiens les noms et numéros de téléphone à disposition des élus qui souhaiteraient s'entretenir avec ces personnes."

Le 2017-07-21 posté par Finot
J'ai lu dans le JdC, qu'en réalité la centrale d'enrobé de St-Benin remplacerait celle de St-Eloi et de Corbigny. Cela donne une idée de la production de nuisances environnementales, et d'augmentation de trafic routier poids lourds sur nos routes... Plutôt que d'aller visiter une installation pilote en dehors du département et à grands frais, pourquoi ne pas avoir tout simplement pris sa voiture pour aller faire une enquête de voisinage à St-Eloi et Corbigny, auprès des habitants les plus proches ?

Le 2017-07-25 posté par Billet d'humeur
Merci de toutes les informations que vous nous apportez au sujet de l’éventuelle construction de la centrale d’enrobé sur la commune de St-Benin.
Que ce type de construction soit une usine à pollution et à nuisances n’est même pas à discuter. Nuisances, olfactives, auditives, esthétiques, répercussions sur la santé de la pollution des sols et de l’air. Toutes les études et les justifications opportunistes que les industriels pourraient fournir ne pèsent rien face au risque sanitaire et à la mise à mal de la qualité de vie d’un bourg rural. Et il est illusoire, voire naïf de penser que les camions vont éviter le bourg pour livrer leur chargement. Et quand bien même ils le feraient, la pollution et le bruit généré demeureraient pour les riverains et les habitations les plus proches.
L’exploitation de ce type de station est une activité ‘’sale’’ et polluante. Pour preuve, l’insistance des précédentes communes hébergeantes à vouloir se débarrasser de leurs ‘’verrues’’.
Ce qui est incompréhensible c’est l’engagement des élus municipaux pour ce projet qui abîmerait le village. Mr. Jérôme, vous n’êtes pas tout seul à vous souvenir de l’épisode d’une réunion difficile de 2012 où nous étions venus chercher des informations sur la qualité de l’eau et des réponses à nos questions légitimes sur l’état des sources d’alimentation. Et où nous nous sommes trouvés en présence ‘’d’autorités compétentes’’ incapables de nous apporter le début d’un élément de réponse.
L’eau c’est la vie. L’implantation de cette centrale touchera les périmètres de sécurité d’un captage d’eau. Donc on ne joue pas avec les allumettes et il faudra que les industriels concernés trouvent un terrain plus approprié à ce type d’activité. On aurait pu penser que l’expérience cuisante de 2012 qui nous a privés d’eau consommable pendant des semaines nous éviterait la rédaction de ce billet d’humeur.
A l’heure où tout le monde se mobilise pour rendre le cadre de vie, propre et sain, quand l’ensemble des communes se bat contre les nuisances sonores, il nous semble que la municipalité mène ici un projet d’arrière-garde. Nous n’en sommes pas fiers et nous nous sentons quelque part coupables puisque les élections municipales sont l’affaire de tous.
Avant de penser pouvoir attirer de nouvelles familles dans la commune, il faudrait déjà ne pas faire fuir ceux qui y résident. Nous apportons notre soutien à ceux qui se mobilisent contre ce projet parce que il est un devoir pour chaque citoyen de faire respecter son droit ''à vivre paisiblement et dans un environnement respectueux de la santé’’ quand il se trouve menacé.

Pétition lancée par le collectif des habitants des Amognes
Pétition des habitants des Amognes contre le projet de Centrale d'Enrobé de St-Benin d'Azy
En cliquant sur l'image de la pétition, vous pouvez la visualiser en pleine page, l'imprimer, puis la remplir et faire remplir avant de la retourner au contact de votre choix.

Compte-rendu de la réunion de quartier de Segoule le 31 juillet 2017 (Publié dans le JdC)
Compte-rendu réunion quartier du 31 juillet 2017 à Segoule

Article sur la création du collectif (Publié dans le JdC du 28 août 2017)
Article création collectif du 28 août 2017 JdC

Article sur la réunion du collectif (Publié dans le JdC du 31 août 2017)
Article réunion collectif du 31 août 2017 JdC

Article sur la réunion publique du 6 septembre 2017 (Publié dans le JdC du 08 septembre 2017)
Article réunion publique du 6 septembre 2017 JdC

Article à l'occasion de la remise des pétitions à la municipalité (Publié dans le JdC du 23 septembre 2017)
Article JdC remise des pétitions à Jean-Luc Gauthier le 21 septembre 2017

Article relatant la manifestation et le conseil municipal du 2 octobre 2017 JdC (Publié dans le JdC du 4 octobre 2017)
Article manifestation et conseil municipal du 2 octobre 2017 JdC

Le 2017-08-03 posté par Jérôme
Encore 2 témoignages (téléphone) aujourd'hui, d'un couple d'agriculteurs à la retraite et d'un artisan plombier. Leurs habitations respectivement à 1 km et à 800 mètres de la centrale de Tourriers. Les 2 sont d'accords et se connaissent : Régulièrement (selon les vents) des odeurs franchement désagréables, et le bruit des engins de chantiers (manoeuvres et bip de recul) et surtout du concasseur (réinjection du fraisat (grattage de route) dans la fabrication de l'enrobé)... Clairement, ils se passeraient bien de ce voisin, selon l'artisan : "il faut être fou pour vouloir accueillir un truc pareil sur sa commune"... Selon Mme l'agricultrice en retraite : "Venez voir le gros tas, on dirait la dune du Pilat en version noire".

Le 2017-09-09 posté par le docteur Benoît QUENTIN
Médecin en chef (Colonel)
du Service de Santé des Armées.

Capacité de médecine d’urgence
Master 2 de santé publique : risques NRBC
Diplômé de l’enseignement militaire supérieur
Chevalier de la légion d’honneur
N° ADELI : 961034295
N° RPPS : 10003704789
N° FINESS : 750821092

Saint-Benin–d’Azy constitue mon berceau familial maternel depuis six générations. Si mon nom n’évoque rien à la plupart d’entre vous, en revanche les plus anciens se souviennent certainement de Mme GRENOT, ma grand-mère, qui tenait une épicerie puis l’unique mercerie du bourg.
J’ai décidé d’intervenir sur ce forum pour tenter d’apporter un bref éclairage technique en tant que médecin spécialiste des risques nucléaires / radiologiques, biologiques et chimiques sur le projet d’implantation d’une usine d’enrobé, à proximité immédiate de notre village. Il ne s’agit pas de s’opposer par principe à une tentative de développement tout à fait légitime de ce dernier mais bien d’analyser les conséquences possibles de ce choix notamment en termes de risques sanitaires pour la population de Saint-Benin et des hameaux environnants. Toutes les données sont d’ailleurs facilement vérifiables, tant sur les processus industriels de fabrication que sur la toxicologie des émissions associées à ce type de production.

De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de construire une usine de fabrication d’enrobé de forte capacité destinée à alimenter le Sud Nivernais. Destinée à remplacer, dans la durée, les sites de production temporaires de Saint Eloi et de Corbigny, l’étude de cette implantation industrielle est déjà bien avancée au niveau local. L’emplacement retenu se situe le long de la D978 à la sortie du village près du lieu-dit de « Maison-Blanche ». L’usine serait construite en lisière de forêt, à environ 500 m d’un lotissement comprenant dans un proche avenir une maison de santé, et à un peu moins d’1 km de Trailles, lieu de captation des eaux alimentant Saint-Benin.

Processus de fabrication
Il fait appel à l’utilisation de bitume, résidus de raffinage du pétrole, comme liant associé à des granulats de taille variable. Cette production provoque l’émission par voie aérienne de plusieurs molécules volatiles dérivées du Benzène et regroupées sous le vocable « d’hydrocarbure aromatique polycyclique » (HAP) ainsi que d’autres polluants tels des métaux lourds. Les HAP sont des cancérogènes bien connus : leur liposolubilité, leur persistance dans l’environnement et donc leur possible transfert à la chaine alimentaire nécessite de contrôler et de réduire ces émissions au maximum conformément aux normes réglementaires.
Les nouveaux procédés industriels tendent, notamment par l’abaissement de la température de production, ainsi que par l’utilisation de filtres plus performants, à réduire autant que possible, sans pour autant les annuler complètement, ces émissions toxiques selon des normes préétablies censées protéger les travailleurs exposés et les riverains.

Faibles doses et durée d’exposition
Le point faible de ces normes, c’est qu’elles sont déterminées selon des protocoles dont la robustesse est insuffisante. Pour tout produit toxique, une valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) est fixée afin de protéger les travailleurs. Le problème n’est pas tant celui d’une exposition à des doses élevées dont la toxicité se manifeste rapidement sur l’organisme que celui d’une exposition répétée, quotidienne, durant de nombreuses années, même à de faibles doses et dont les effets sur la santé humaine et animale sont susceptibles de se manifester très tardivement.
Si la protection des travailleurs est bien réglementée, le principe qui prévaut pour la population est de limiter autant que faire se peut les expositions, qui n’ont aucune justification. Etablir des normes d’exposition fiables pour la protection des populations, nécessiterait des études longues, coûteuses, portant sur une cohorte très importante (plusieurs milliers de personnes pendant 10 à 20 ans).
Il en est de même pour tous les produits cancérigènes, notamment de la famille des HAP. Il n’y a pas d’effet de seuil établi scientifiquement, le risque étant purement statistique.
En gros, la plus petite dose répétée sur une longue durée peut produire un effet sur la santé contrairement à l’absence totale d’exposition : le risque est faible mais il n’est pas nul.
I s’agit également de maitriser les nuisances supplémentaires qu’apporterait cette usine d’enrobé, en arrivant notamment à quantifier le surcroit des produits générés dans l’atmosphère par rapport aux valeurs existantes. N’oublions pas qu’au-delà des HAP, il y a d’autres polluants qui vont être émis, se surajoutant les uns aux autres et dont les interactions sur le long terme sont également méconnues.

Choix du site d’implantation
La décision de construction d’une telle usine, dont les multiples conséquences s’inscrivent dans la durée pour les habitants de St Benin et alentours (la pollution de l’eau et de l’atmosphère qui sont envisageables ne constituent qu’une partie du problème), doit bénéficier d’une étude minutieuse mettant en balance les bénéfices escomptés face aux risques générés par cette usine. Il me semble que le choix du site est peu pertinent pour plusieurs raisons :
- La proximité des habitations. Le nuage de retombée qui a une forme circulaire en dessous de 1 m/s, prend la forme d’une plume allongée au-delà de 1m/s sous laquelle le bourg de St-Benin, sera exposé en cas de vent dominant soufflant de E/ NE ;
- La proximité des nappes phréatiques : les sources de captage en eau destinée à la consommation humaine sont à moins de 1 KM. Même si l’usine doit être dotée de systèmes de rétention destinés à éviter toute pollution hydrique, la possibilité d’une fuite ou d’un accident industriel ne doit pas être écartée et doit être considérée comme un risque majeur pour lequel le principe de précaution, à mon sens, doit être appliqué. De façon plus insidieuse, l’eau de ruissellement chargera progressivement la nappe phréatique au cours des années avec les diverses retombées au sol évoquées ci-dessus, phénomène déjà bien connu avec les pesticides agricoles.

Conclusion
Pour toutes les raisons que je viens d’évoquer de manière succincte, mais dont je pense que la compréhension est primordiale pour une bonne approche du dossier, j’estime que le choix du site, si proche du village, n’est pas satisfaisant en raison de la proximité du site de captation d’eau et de la zone habitée, même si l’industriel garantit une construction et une exploitation conforme aux normes établies.


Dossier fourni à chacun des membres du Conseil municipal de St-Benin d'Azy le 21 septembre 2017
Cliquez sur ce lien (Dossier final) pour le visualiser et le télécharger.


Emission diffusée sur la radio RCF Nièvre le 2 octobre 2017
(Cliquez sur l'image pour l'écouter)


Conseil municipal du 2 octobre 2017 sur la centrale d'enrobé
(ce n'est pas un compte rendu officiel mais une prise de notes du collectif) :
- Le maire demande si les conseillers ont bien tous reçu le dossier apporté par le GEN. La réponse est oui.
- Jean-Luc Gauthier et Christian Perceau sont allés à la rencontre du secrétaire général de la préfecture pour demander si le préfet pouvait leur imposer un lieu pour l'implantation de la centrale. Ce dernier leur a répondu que non. Même si le GEN n'a pas de plan B, le Maire en envisage un.
- Jean-Luc Gauthier et Christian Perceau souhaitent conserver ce projet sur le territoire de la Communauté de communes, ils ont demandé à la préfecture s'ils pouvaient proposer un autre lieu au cas où le projet de St-Benin venait à être refusé. Les services de la préfecture sont ouverts à une toute proposition et restent à la disposition de nos élus pour toute évolution sur le dossier. J-L.G. propose de rechercher un terrain sur la D978 ou la D34 (surface non boisée).
- Le maire dit être dans l'attente (pour la semaine prochaine) d'une évaluation approximative de la fiscalité car elle dépend de la valeur comptable de l'installation. L'administrateur général du Trésor devrait lui fournir les éléments bientôt.
- Le maire déclare ne pas avoir l'intention de faire durer l'attente de la décision sur ce projet. Il ajoute : "depuis le début nous avons choisi d'étudier totalement ce dossier et d'en mesurer tous les impacts. Il paraît important d'avoir la fiscalité ; quand nous l'aurons, nous nous réunirons et nous prendrons une décision".
- Valérie Caquard demande au maire ce qui garantit que l'usine maintiendra son siège social et donc la rentrée fiscale à St-Benin d'Azy. Le maire lui répond : "rien mais il faut savoir faire confiance sinon on ne fait plus rien". Elle déclare également que les cartes de circulation des camions fournies par le GEN posent le secteur de Rouy comme étant beaucoup plus central et logique pour leur implantation.
- Il est fait état du fait que la commune sur laquelle la centrale que nos élus ont visité (proche d’Angoulême) ne perçoit pas grand-chose niveau fiscalité.
- Un adjoint demande si l'accès à l'usine se fera bien depuis la route de Bona ? Réponse : "Le point a été discuté avec le sous-préfet. Nous verrons ultérieurement".

Questions du public :
- A partir de quel montant (retombées financières) êtes-vous prêts à accueillir ce projet qui met en jeu la santé des habitants de la commune ?
Réponse : L'argent et la santé sont incomparables. Je ne donnerai pas de chiffre. Les retombées fiscales font parties des éléments qui nous permettront de prendre une décision, comme l'impact visuel.
Le maire fustige les personnes qui disent ou sous-entendent qu'il tirerait des avantages personnels sur ce dossier.

- Je m’inquiète pour les populations fragiles et en particulier les enfants et les personnes âgées. Pourquoi les communes de St-Eloi et Coulanges-lès-Nevers ne se battent pas pour conserver cette entreprise sur leur territoire si sa présence est si avantageuse au niveau fiscal ?
Le maire répond qu’il ne sait pas mais qu’il connait des habitants proches de la centrale qui ne s’en plaignent pas. Il rappelle que les porteurs du projet ont besoin de plus de place pour la nouvelle centrale et qu’elle doit être au centre de la Nièvre. Le maire rassure, « nous ne ferons pas n’importe quoi. »
Le maire espère que les volumes d'enrobé produits à Saint-Benin initialement prévus à 100 000 tonnes / an augmenteront pour atteindre 150 000 tonnes / an.

- Un membre du collectif rappelle que le siège social actuel du GEN n’est pas sur ces communes mais hors département.
Le maire déclare que lorsqu’il a reçu cette entreprise, il ne leur a pas proposé de l’aide comme il le fait habituellement pour tout porteur de projet mais qu’il leur avait demandé « Qu’est-ce que vous pouvez mettre dans la balance pour qu’on accepte votre projet ? ».

- Par rapport au périmètre de protection du captage d’eau, avez-vous pris contact avec le président du SIAEP que nous trouvons très silencieux sur ce projet afin de connaître les impacts de cette usine sur la source ?
Réponse du maire : "Je n'ai pas eu d'échange avec lui. J'imagine qu'il n'y voit pas de danger". Le maire déclare qu'aucun médecin local n'est venu l'interpeller pour lui faire part d'un éventuel danger pour la santé des habitants et dit : "pourquoi les professionnels de santé locaux ne se sont pas plus manifestés ?"
Un membre du collectif rappelle qu'il y a de nombreux messages d'alerte de la part des professionnels de santé, et ajoute "il n'est pas cohérent que le corps humain soit prévu pour respirer ces substances".
Le Maire répond "je suis d'accord avec vous. Je n'ai jamais dit que cela n'allait pas polluer !" Le maire dit avoir pris contact avec l’ARS qui lui a répondu qu’ils n’auraient pas à statuer sur ce dossier étant donné qu’il serait implanté sur un périmètre de protection éloigné.

- Un membre du collectif rappelle que selon l’article 10 de l’arrêté préfectoral déclarant d’utilité publique au bénéfice du S.I.A.E.P des Amognes l’établissement de périmètres de protection autour du captage de Trailles situé sur la commune de Saint Benin d’Azy, postérieurement à cet arrêté, tout propriétaire d’une activité, situé dans les périmètres de protection qui voudrait y apporter une quelconque modification, devra faire connaitre son intention à l’administration délégation territoriale de l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne.

- Le G.E.N a fourni ce matin un dossier à chacun des conseillers municipaux afin de les aider dans leur prise de décision. Supposant que les points négatifs ont dû être minimisés par le porteur du projet, les conseillers disposent-ils (mis à part le dossier fourni par le collectif) des éléments objectifs mettant en avant, aussi, les points négatifs du projet ?
Le maire répond que les conseillers sont tout à fait conscients des points négatifs du projet. Qu’il n’a pas fourni de documents à proprement parler mais que les sujets ont été abordés.

- Un agriculteur s’est montré favorable au projet lors du dernier conseil municipal, pourquoi n’accueillerait-il pas le projet sur ses terres ?
Le maire répond qu’il trouve cette question « primaire ».

- Un membre du collectif dit : "c'est très inquiétant aujourd'hui quand on voit arriver ces grandes multinationales vous proposer un projet en disant respecter les normes alors qu'elles se contrôlent elles-mêmes !

- Un membre du collectif demande au maire s’il avait informé ses conseillers municipaux de la demande du GEN datant de novembre 2014 lors de la prise de décision pour le lancement du lotissement.
Le maire répond que le lotissement faisait partie de ses promesses de campagne et qu'il était donc déjà lancé lors de la visite du GEN, il ne se souvient plus quand il en a parlé à ses conseillers.

- Un membre du collectif signale qu’il est un professionnel qui connaît très bien l’enrobé, les méthodes de fabrication et les nuisances engendrées par cette activité, il propose ses services aux conseillers municipaux s’ils avaient la moindre question. Ce dernier rappelle qu’il a fait le choix de s’installer à St-Benin d’Azy pour son cadre de vie et qu’il serait très contrarié de devoir déménager à cause de cette usine et perdre au passage de la valeur sur son bien immobilier.

- Le maire demande à ce que la population fasse confiance à l’équipe municipale et rappelle que le conseil est "partagé et non divisé, avec 1/3 pour, 1/3 contre et 1/3 hésitant".
Le maire dit : "faites-nous confiance, nous sommes vos élus. Il faudra rediscuter de l'éventualité du référendum" en précisant que "personnellement il l'envisage si le résultat est 8 pour et 7 contre".
Il ajoute que leur décision face à ce projet revient à répondre à la question suivante "Qu'est-ce que nous voulons faire de St-Benin d'Azy ?"

- Un membre du collectif rappelle que 360 signatures manuscrites ont été obtenues à St-Benin d’Azy et que bon nombre de personnes sont contre même si elles n’ont pas signé pour des raisons de relationnel avec certains membres du conseil. Il demande à ce que la démocratie soit respectée et que les élus assurent leur rôle de représentants.
Le maire déclare qu’il y a aussi des habitants « pour », et que le collectif est aussi responsable de la mauvaise ambiance dans la commune. Il dit que tout le monde connaît les limites des pétitions : « On fait signer la grand-mère, le grand-père… »
Il dit que notre démocratie va mal et qu’elle n’est pas moderne. Il rappelle qu’en cas de vote favorable au projet, un référendum serait probablement organisé. Si le référendum sortait favorable au projet, il demande si les opposants respecteraient la décision ?

- Un membre du collectif déclare que si le vote favorable était retenu, et qu’il y avait matière à attaquer le projet au niveau juridique et notamment en rapport avec le périmètre de protection du captage, les opposants n’hésiteraient pas à faire valoir leurs droits devant les tribunaux.


Courrier d'Eric et Marie-Françoise Lampin à Nicolas Hulot (8 août 2017) et réponse de celui-ci (4 octobre 2017).
(Cliquer sur le lien pour le lire et/ou le télécharger)

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