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Jean Paul Louis MARTIN des AMOIGNES
(1850 - 1925)
Natif de Saint Benin d'Azy, ami de L.M Poussereau, H. Hanoteau, P.J Blanc et contemporain d'Achille Millien, ce peintre issu d'une famille bien connue de Saint Benin a laissé une oeuvre qui témoigne de son attachement pour sa région.

Né le 25 mai 1850 à Saint Benin d'Azy, de Jacques Martin (1796 - 1889, non, il ne s'agit pas de celui auquel vous pensez !), et de Hélène - dite Elise - Marotte (1808 - 1883). Il a un frère, Louis, de 14 ans son aîné exerçant la profession de menuisier. Dès l'âge de 15 ans, Jean-Paul copie les oeuvres de son premier professeur, Victor Chavet, qui le guide dans ses débuts au cours de ses séjours réguliers à Saint-Benin (dont le Moulin de la Guesne). Puis il poursuit son apprentissage pendant plusieurs années en exerçant le métier de peintre en voitures à cheval, chez un bourrelier.

C'est Hector Hanoteau (1823-1890, frère du Général Hanoteau), qui de passage, remarque l'enseigne qu'il avait exécuté et le décide à "monter" à Paris, guidé par sa passion et sur les conseils avisés de A. Bouveault.

Il débute sa carrière parisienne dans l'atelier d'Hector Hanoteau, puis chez Paul Joseph Blanc (1846-1904). C'est Hanoteau, son ami et protecteur qui le baptise Martin des Amoignes pour le distinguer de ses homonymes. Il expose son premier tableau «Un coin de jardin» au Salon de Paris en 1881, et plusieurs toiles les années suivantes.


Toile exposée à la mairie de St-Benin d'Azy

Peignant d'instinct, travaillant toujours d'après modèle, incapable bien souvent d'expliquer sa technique, il compléte pourtant sa formation en étudiant le portrait, les paysages et les natures mortes.

Il est trés vite chargé de réaliser pour son vieux maître, des toiles de commande, que celui-ci retouche et termine, (comme cela se faisait couramment à l'époque). Mais il excelle si vite dans son art, qu'Hanoteau renonce à ces corrections, et que nombre d'oeuvres de ce dernier sont en fait réalisées de la main de Martin.
Il finit par devenir membre de la Société des Artistes Français avant de revenir s'installer à Nevers, et de créer ses propres ateliers : rue Creuse et rue Ferdinand Gambon.



Nature morte aux fruits (1908)
huile sur toile (130 x 85)

Le 25 mai 1899, il épouse Elisabeth Wadeking (1858 - 1936) peintre allemande spécialiste dans la représentation florale. Cette union lui vaut en 1914 d'être traité de traître ! Sa femme, de parents français, est née à Hambourg.
Elève de Ch. Monginot, ses principales expositions eurent lieu au Salon des Arts Décoratifs de Paris, à la Société Artistique de la Nièvre de 1899 à 1906 et en 1921 et 1923, au Groupe de 1908 à 1914 et de 1922 à 1924. Elle décède à Saint Benin en 1936.

Pierre Loire le décrit ainsi : "Silhouette mince, même lorsqu'il était engoncé dans sa vieille peau de bique, chapeau à larges bords, moustaches tombantes, une éternelle cigarette aux lèvres..."

Portraitiste et spécialiste des natures mortes, il est surtout paysagiste mais exclusivement pour célébrer la Nièvre ! Il y veut toujours un sujet animé, animal ou personnage. A la fois puissant et fin, ses audaces dans la technique le font classer résolument comme un peintre moderne, malgré sa préférence pour les tons sombres...

En 1897, 1880 et 1887 il expose à la Société des Arts de la Nièvre,

En 1895, à l'Exposition des Peintres Nivernais,

De 1896 à 1906 et en 1921, 1922 et 1924 à la Société Artistique de la Nièvre, où en 1925, une rétrospective lui est consacrée,

En 1919 et 1920 à la Société des Arts du Nivernais,

De 1908 à 1914 et de 1921 à 1924, au Groupe. (En 1923 il y présente 72 huiles !)

C'est le 30 juin 1925 que cet homme simple et modeste, mourut dans la misère.à Nevers et fut inhumé à St-Benin. Une plaque rappelant son nom et ses dates a été apposée sur la façade d'une Maison du Bourg dans les années 1950.

Ses principales toiles sont exposées au Musée Municipal Frédéric Blandin de Nevers.


Ce diptyque inédit appartient à une collection particulière.

Bibliographie :
Histoire de Saint-Benin-d'Azy - Jean Drouillet (Guenedaud - Paris 1972)
présente par le menu la liste de ses oeuvres, année par année de 1881 à 1903.

Le Nivernais et la Nièvre - R. Surugue (tome II, page 628 - 1926)
Achille Millien (page 86 - 1895)
Jolivet (page 56 - 1904)


Page rédigée par P. de Haut


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