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La véritable HISTOIRE de MANDRIN

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La vraie histoire de Mandrin (1724 - 1755)

Nous avons été amenés à nous intéresser à Mandrin, dans le cadre de notre recherche sur les Amognes pour 3 raisons :
- Il est sans doute à l'origine de l'introduction indirecte dans le Nivernais de l'expression "arcander", à travers ses diverses formes dont la plus usitée est "arcandiers"...
- Il est remonté dans le Nivernais et jusqu'à Beaune, pour perpétuer ses "prélèvements"...
- Son histoire n'est pas aussi glorieuse et désintéressée que le présente sa légende.



Mandrin, né en 1724, à Saint-Etienne-Saint-Geoire, en Isère ne vécut que 30 ans !
A sa majorité, il se livre au commerce de la "mercante", en transportant sur ses épaules des marchandises, honnêtement acquises à l'époque, dans des "ballots". Il les propose de porte en porte, dans les villages, les fermes, les foires ou les marchés.
Les prix y sont âprement discutés, d'où l'expression "marcandier" et "marchander".

Mais Mandrin se refuse à payer le moindre impôt pour ce commerce qu'il entend exercer "librement", sans aucun prélèvement du fisc, contre lequel il se rebelle et développe trés tôt une haine implacable, ainsi qu'envers tous ceux qui le représentent : fermiers généraux, ordonnateurs, percepteurs et autres collecteurs d'impôts !
La Gabelle (impôt sur le sel) était alors supportée par les modestes artisans, alors que les seigneurs et châtelains en étaient exonérés par "privilèges".

Mandrin est alors poursuivi et traqué régulièrement par les agents des Fermiers Généraux appelés "gabelous" ou "guapians".

Pour mieux leur résister, il se constitue en bande armée et montée, dont les membres sont recrutés parmi les malfaiteurs que les paysans appelaient "les truands".

Partie de l'Isère sous le commandement de Mandrin, ils traversent le Rhône entre Drôme et Ardèche, progressant vers le Massif Central avant de déboucher par le Velay dans les limagnes auvergnates et bourbonnaises, entre Loire et Allier.

La bande attaque les demeures, les Fermiers Généraux et les châteaux des seigneurs en torturant les propriétaires avant de les tuer et de s'emparer des richesses et de l'argent accumulés...

Contrairement à la légende de bandit au grand coeur que vante la "Complainte de Mandrin", le butin recueilli est bel et bien vendu par ballots, à la criée sur les places publiques ou même à domicile ! Il va même jusqu'à forcer la vente sous menaces de mort, si les paysans hésitent à acheter à sa bande, qu'ils prennent dans un premier temps, pour d'honnêtes "marcandiers".

Toujours poursuivie par des "guapians" armés et montés eux aussi, les malfaiteurs continuent ses exploits criminels en Nivernois, où l'on signale des batailles rangées, souvent meurtrières entre guapians et marcandiers.
A force, le nombre de ces derniers diminuant, Mandrin est contraint de quitter la bourgogne et à retourner, par la vallée de la Saône et du Rhône, vers ses lieux de naissance...

Le reste de sa bande et lui, sont capturés en 1755 dans la Drôme, puis roués vif en place publique de Valence.

Le mot de "marcandier" fut utilisé en supprimant le "m", et en lui attribuant ce sens péjoratif si malicieusement employé par Georges Blanchard...

Il est donc permis d'affirmer que ce mot "d'arcandier" fut introduit dans le patois morvandiau-nivernais à partir de la mort de Mandrin, soit vers la fin du XVIIIéme siècle, et utilisé pour qualifié les mauvais garçons ; ainsi que précisé par J.M Clamamus en 1967 (ancien maire et parlementaire né en 1879).

Voici pour finir quelques vers relatant la présence de Mandrin en Bourgogne, comme attestée par les recherches du professeur Charles-François Aubertin, de la Faculté de Lettres de Dijon (né à Beaune en 1829).

La prise de Beaune par Mandrin le 17/12/1754

Voici Mandrin, le chef d'une troupe brigande
Dans Bourg, Autun et Beaune, il porte la terreur
Ce téméraire a fait valoir sa contrebande,
Aux yeux du Partisan, commis et contrôleur...


P. de Haut


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