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Miracle dans les Andes de Nando PARRADO

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Chronique littéraire
de Marie-Françoise Lampin

Notre chroniqueuse vous parle de ses coups de coeur littéraires... et vous présente son actualité de l'édition.



Un grand nombre d’entre nous a entendu parler de cet avion qui s’est écrasé dans les Andes et dont les occupants, les « survivants » ont réussi à vivre pendant 72 jours dans des conditions effroyables, dans la neige, le froid glacial, à 3500 m d’altitude, au milieu des cadavres de leurs amis.
Un livre a été écrit à l’époque, par un journaliste, le titre est « Les survivants ».
Mais qui d’autre qu’un rescapé peut nous faire revivre leur détresse, leur désespoir, la faim, le froid, et la lutte impitoyable qu’ils ont dû mener pour survivre pendant ces 72 jours.

Uruguay -Vendredi13 octobre 1972. Une équipe de jeunes rugbymen s’apprête à s’envoler pour jouer un match amical ; destination Santiago du Chili. Ils doivent survoler la Cordillère des Andes. Les prévisions météo sont très mauvaises et obligent le pilote à atterrir à Mendoza où ils passeront la nuit.
Le vol reprend son cours, lorsque soudain une terrible secousse a lieu.
Nando est arraché de son siège, par une force incroyable et est projeté vers l’avant de l’appareil.
Ensuite ce fut le silence total.
Petit à petit, les occupants de l’avion se réveillent, se tâtent, se demandent ce qui s’est produit. On s’appelle, et on compte les vivants, on s’inquiète pour sa sœur, sa mère, son ami… situation cauchemardesque dans tous ces décombres.
Nando perd sa mère et sa sœur dans ce crash.
Les nuits dans ce qui reste du fuselage de l’avion, sont glacées, on doit se taper dessus pour être sûr que le sang ne s’arrêtera pas de circuler dans les veines.
Petit à petit, ce qui reste de vie dans ce qui reste de cet avion s’organise. D’abord, on sort les cadavres, on cherche de la place pour dormir ; chacun change de place chaque nuit pour avoir une meilleure place, la nuit suivante c’est au tour de l’autre, et ainsi de suite.
La plupart des survivants n’avaient que des blessures légères, mais pour beaucoup celles-ci iront en empirant par manque de soins et surtout malnutrition.
On attend désespérément les secours qui ne viendront jamais.
Imaginez un morceau de fuselage blanc, recouvert en partie de neige dans l’immensité de la montagne.
Le désespoir s’installe, chacun se voit mourir sur place, sans avoir revu sa famille, ses amis.
Alors on étudie la possibilité de partir ; organiser une expédition pour ramener des secours.
Mais comment avoir la force de marcher dans la neige profonde, dans cet univers totalement hostile, où l’oxygène manque, où chaque pas est un supplice, sans avec le risque de tomber dans des crevasses.
Tout cela lorsque l’on est blessé, que l’on a soif, et surtout lorsque l’on n’a rien mangé depuis plusieurs jours.
Alors, le plus terrible des dilemmes se pose ; en dehors de toute croyance, de toute idéologie, il faut accepter la seule et unique solution qui existe :
manger la nourriture qui est là, à portée de la main.
Pour beaucoup, la réaction est brutale.
Pourtant décidés à vivre et à revoir les leurs, ils finiront par accepter.
Plusieurs tentatives pour rejoindre le Chili ont lieu, mais sans succès.
Début décembre, lorsque le temps semble plus clément, les préparatifs pour rejoindre le Chili par l’ouest ont lieu.
Le 12, Nando, Roberto et «Tintin » décident de partir.
Nando vient juste d’avoir 23 ans et aucun d’eux ne connaissait la montagne avant le crash.
Ils doivent escalader les sommets, et redescendre le versant pour gagner le
Chili. Ce parcours sera extrêmement pénible, parsemé d’embûches, et très dangereux.
Enfin le 19 décembre ils trouvent le chemin tant attendu.
Le lendemain ils rencontrent un paysan chilien, et demandent des secours.
Enfin le 23 décembre les derniers survivants sont ramenés à Santiago.
Tous les ans, au cours des trente et quelques années qui ont suivi, les survivants de cette catastrophe se réunissent avec leur famille le 22 décembre pour commémorer le jour où ils ont été sauvés.

Ce livre est très émouvant, car il est écrit avec le cœur. Il n’y a là aucun voyeurisme, aucune recherche du sordide, mais un très beau  témoignage de l’amitié qui peut régner entre les hommes, et aussi une superbe réflexion sur la vie, sur la mort.
Sachons profiter de l’instant présent, de chaque battement de notre cœur, et de l’amour de notre prochain.

Titre
Miracle dans les Andes
Auteur
Nando PARRADO
Edition
Grasset
Année
2007
Notation
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