Notre chroniqueuse vous parle de ses coups de coeur littéraires... et vous présente son actualité de l'édition.
Valérie d'Oust a travaillé avec des enfants trisomiques et observé le regard des gens sur eux.
Son livre est un réquisitoire contre la différence.
Comment supportons-nous notre différence, et comment les « autres » la perçoivent, l'acceptent ou la refusent.
Sur quels critères nous basons-nous pour dire qu'une personne est différente, est-ce elle ou nous qui sommes différents ?
Lorsque l'on fait la connaissance d'un homme noir, on dit « j'ai rencontré Untel, il est noir », mais on ne dit jamais d'un homme blanc « j'ai rencontré Untel, il est blanc ».
Le narrateur Angus est né difforme. Sa mère lui fait payer sa « différence », en le brimant (elle rêvait d'une adorable petite fille).
Son mari l'a quittée, en lui disant qu'il ne pouvait pas être le père d'un monstre pareil, et elle bien sûr, tient Angus pour responsable de son malheur.
Lorsqu'il grandit, sans amour ni attention, sa mère décide de le faire opérer des yeux afin qu'il voie son visage chaque jour, et constate ainsi le dégoût et le mépris des autres.
Une autre forme de torture morale !
Angus vit avec cela et finit par s'accepter ; il fait des études et devient très brillant, même surdoué.
Plus tard, il trouvera un job, et rencontrera la femme de sa vie, qui l'aime pour son intelligence, son humour, et qui n'a que faire de son visage monstrueux.
Alors qu'ils décident de se marier, Angus fait des recherches pour connaître la cause de son défaut, afin de savoir si son enfant à venir lui ressemblera.
Et là il apprend qu'il n'y avait aucun problème durant la grossesse mais seulement à l'accouchement, sa mère ayant refusé une césarienne (à cause de la cicatrice), son visage a été déformé à ce moment là.
Fou de rage il se rend chez elle, et là elle jouera sa dernière carte, en lui faisant remarquer que son enfant ne l'aimera jamais, car il aura honte de son père.
Alors ne pouvant se contenir, il la tue.
Afin que son enfant ne connaisse jamais la honte, le dégoût face à son père, il tue aussi sa femme et l'enfant qu'elle porte.
« Angus, tu es injuste avec moi... je fais tout pour me comporter avec toi comme si tu étais normal.» (citation du livre).
Le « comme si » est de trop.
Ce livre est très fort, très beau, et fait beaucoup réfléchir. C'est un cri de révolte.
Pas question de larme à l'oeil, il y a de la passion, de la vie, de l'amour, de la haine, et une très grande beauté d'âme.
Titre Journal d'un Assassin
Auteur
Valérie d'OUST Edition
Anne Carrière Année
2005 Notation
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