Tous les amognards, ont reçu une lettre les invitant à venir retirer un seau et un bac de 120 litres à l'occasion de la mise en place à partir du 15 septembre de la nouvelle collecte de bio déchets !
Décision justifiée en mettant en avant "les normes réglementaires en matière de traitement des déchets".
Nos élus avaient déjà utilisé cet argument fallacieux pour tenter de nous imposer le CSDU à Saint-Jean.
La mobilisation générale de la population contre ce projet, les avait obligés à faire marche arrière.
On aurait pu croire la leçon profitable ? Hé bien non !
Les mêmes mettent en place un nouveau système coûteux et inadapté à notre zone rurale :
- Alors que les habitants demandaient le maintien du ramassage annuel d'encombrants, soi-disant trop coûteux, la Communauté de Communes lance un ramassage hebdomadaire supplémentaire au porte à porte ! Il implique pourtant l'achat d'un nouveau camion, le renforcement de la plateforme de Rouy au minimum !
Quand la facture arrivera, chacun appréciera le prix de tout cela.
- Cette formule, moins mauvaise solution en milieu urbain, n'est pourtant pas adaptée à notre zone rurale, où presque tout le monde possède un bout de terrain où installer un bac à compost. Beaucoup d'habitants le font déjà. Comme leurs ancêtres, ils produisent leur terreau et ceux qui élèvent : poules, canards, lapins, cochons... sont ravis de donner ainsi une seconde utilité à leurs bio déchets !
- L'ADEME, préconise d'ailleurs le compostage individuel pour des zones comme la nôtre ! (A ce sujet, les textes réglementaires n'imposent pas le ramassage des bio déchets, mais de ne pas les mélanger avec les autres ordures, au cours de la collecte ! Ce n'est évidemment pas la même chose !).
Des effets pervers sur l'environnement :
- Ceux, et notamment les anciens, qui compostaient sur place leurs bio déchets vont croire qu'il faut maintenant les faire ramasser ! Augmentant ainsi le volume à collecter et à traiter.
- Ceux, et ils sont nombreux, qui utilisent du terreau pour leurs plantations, vont plus naturellement en acheter que faire le trajet vers Rouy, créant ainsi avec les contenants en plastique, de nouveaux déchets à traiter, réputés dégager du chlore et des dioxines lors de leur incinération !
- La collecte, le transport vers la plateforme, puis pour récupérer le compost, sont sources de pollution !
- Le lavage régulier du seau et du bac de 120 litres, engage une surconsommation d'eau, le rejet supplémentaire d'agents lessiviels, et de nouveaux déchets si un sac de propreté en plastique est utilisé !
- Dés qu'il fera chaud, ces fermentescibles entassés pendant une semaine, dégageront une odeur insupportable, alors qu'un bac à compost au fond du jardin n'est pas une nuisance significative...
La solution : beaucoup de communautés de communes rurales, tant en France qu'en Europe, l'ont déjà mise en place ! Distribuer des bacs à compost, et informer les habitants sur la meilleure façon de les utiliser.
Il n'en coûte pas plus cher que l'ensemble seau + poubelle bio, et il n'y a ni investissement à réaliser (camion, infrastructure), ni charges de fonctionnement.
Dany Dietmann, a porté le 12 septembre le témoignage de 15 ans de réflexions et de combats où élus et habitants de la région "Porte d'Alsace" ont trouvé un chemin vertueux entre les réglementations et les intérêts des multinationales ayant la main mise sur la production et la distribution de biens et sur le très juteux marché des déchets...
La réalité des conséquences sur l'air et sur l'eau des incinérateurs et Centres de Stockage, pourtant réputés propres et aux normes, fait frémir !
Le processus de dispersion, puis de re-concentration ultime par les végétaux, les animaux, et enfin les humains est malheureusement implacable !
Nous avons pour l'instant échappé au pire en ce qui concerne le CSDU ! Allons plus loin aujourd'hui, pour rejoindre le clan des communes écologiquement responsables.
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